Le nouveau président colombien, pro-Trump, entame son mandat aujourd’hui

Abelardo de la Espriella a remporté de justesse en juin l’élection présidentielle en Colombie.
Avocat et homme d’affaires d’extrême droite, il entre en fonction aujourd’hui.
Mais il n’a pas attendu d’être officiellement à la tête du pays pour annoncer de grands changements.
- Fin juillet, il a affirmé qu’il comptait rompre toute relation diplomatique avec Cuba et le Nicaragua.
Joseph Bouchard, journaliste et chercheur québécois sur la politique de l’Amérique du Sud, explique à InfoBref que sa présidence constituera «un test majeur pour la solidité et la résilience des institutions démocratiques colombiennes».
Politique internationale
Joseph Bouchard, doctorant en science politique à l’Université de Virginie, s’attend à ce que De la Espriella «s’en prenne aux institutions multilatérales, au droit international et aux droits de l’homme».
Il pourrait, dit-il, avoir recours à des politiques protectionnistes et à des sanctions ciblant certains secteurs, comme l’a fait Donald Trump.
Par ailleurs, le nouveau président colombien va probablement «jouer un rôle de chien de garde pour Trump et la politique étrangère de la droite dans la région».
De la Espriella «rejoindra certainement l’administration Trump dans sa guerre contre la drogue, comme il l’avait promis durant sa campagne», note le chercheur.
- Il soutiendra les frappes américaines dans les Caraïbes et le Pacifique visant des navires soupçonnés de transporter de la drogue.
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Politique économique et sociale
De la Espriella devrait adopter une politique économique «libérale, voire libertarienne, proche de celle du président Javier Milei en Argentine».
Le nouveau dirigeant colombien prévoit notamment de:
- privatiser les entreprises d’État;
- déréglementer de nombreux secteurs pour attirer les investissements étrangers et stimuler le commerce;
- réduire les services sociaux et les programmes publics.
Éducation
De la Espriella a déjà pris position contre l’enseignement public, y compris les universités de premier plan, affirme Joseph Bouchard.
- Cette position risque, selon lui, «d’entraîner une fuite des cerveaux et une baisse du nombre d’étudiants et de chercheurs étrangers».
Il réduira probablement le financement alloué à la recherche, notamment dans les domaines de la biodiversité et du climat.
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