Créer un parc en intégrant villégiateurs et chasseurs, c’est le mandat qu’avait reçu l’ex-directeur de SÉPAQ-Anticosti, Michel Fournier, qui fut, en même temps, le premier directeur du Parc national d’Anticosti qui célèbre ses 25 ans en 2026.
Déjà reconnu comme un « bâtisseur » dans le développement de différents territoires de chasse dans l’île d’Henri Menier, il n’est pas étonnant que la SÉPAQ ait confié cette mission au Bicois d’origine.
Avant la création officielle du parc en 2001, Mic
Créer un parc en intégrant villégiateurs et chasseurs, c’est le mandat qu’avait reçu l’ex-directeur de SÉPAQ-Anticosti, Michel Fournier, qui fut, en même temps, le premier directeur du Parc national d’Anticosti qui célèbre ses 25 ans en 2026.
Déjà reconnu comme un « bâtisseur » dans le développement de différents territoires de chasse dans l’île d’Henri Menier, il n’est pas étonnant que la SÉPAQ ait confié cette mission au Bicois d’origine.
Avant la création officielle du parc en 2001, Michel Fournier devait d’abord établir sa superficie.
« On devait s’entendre sur les délimitations du territoire qui accueillait déjà des chasseurs. Je devais trouver une façon d’intégrer la superficie du nouveau parc, sans priver la clientèle régulière de chasseurs d’un territoire qu’ils fréquentaient depuis 50 ans ».
Protéger des sites naturels
« La superficie du futur parc était d’abord de 200 km2, puis 1 000 km2, pour finalement s’établir à 574 km2. Comme le territoire autour du parc n’avait pas encore été développé, on a construit des routes et des sentiers de chasse. On se devait de protéger des sites uniques, comme la Chute et le Canyon Vauréal, la Grotte à la Patate et le Canyon Observation », indique Michel Fournier.
Il devait aussi s’assurer que le Pavillon Vauréal, à l’embouchure de la rivière du même nom, ne serve pas seulement aux visiteurs du futur parc.
Les beautés naturelles uniques, comme le secteur de la Chute Vauréal, de l’Île Anticosti (Photo SÉPAQ-Anticosti)
« On a négocié avec le ministère responsable de la faune du temps, et on a réussi à intégrer les activités de villégiature d’été, à celles de chasse à l’automne ». Interdit de chasse, ce parc est devenu une pouponnière de cerfs, lesquels alimentent les territoires limitrophes.
Propriété des Québécois
Le parc national d’Anticosti est le seul des 27 parcs nationaux sur une île, sa densité de cerfs est exemplaire en Amérique du Nord, et sa formation géologique date de 450 millions d’années.
L’île de 7943 km2, se situe à l’embouchure du fleuve Saint-Laurent, à 35 km au large de la Côte-Nord.
« Le parc national d’Anticosti est un milieu naturel incroyable. Je souhaite une plus grande accessibilité à l’île, qu’on atteint surtout en avion et par bateau. Cette île appartient à tous les Québécois et tous devraient avoir la chance d’y mettre les pieds, au moins une fois », souhaite Michel Fournier, aujourd’hui retraité après 16 ans comme directeur de la réserve faunique de Rimouski.
Le parc national d’Anticosti célèbre cette année ses 25 ans et les résidents de Port-Menier et de SÉPAQ-Anticosti ont souligné l’événement, ensemble, comme en famille !
Un « 5 à 7 » à l’auberge de la municipalité a réuni des résidents de Port-Menier, de SÉPAQ-Anticosti, des représentants de l’UNESCO et des chercheurs de l’Université du Québec à Rimouski (UQAR).
« Un événement sobre, convivial, mais surtout important afin de fraterniser avec les gens de Port-Menier », commente le directeur
Le parc national d’Anticosti célèbre cette année ses 25 ans et les résidents de Port-Menier et de SÉPAQ-Anticosti ont souligné l’événement, ensemble, comme en famille !
Un « 5 à 7 » à l’auberge de la municipalité a réuni des résidents de Port-Menier, de SÉPAQ-Anticosti, des représentants de l’UNESCO et des chercheurs de l’Université du Québec à Rimouski (UQAR).
« Un événement sobre, convivial, mais surtout important afin de fraterniser avec les gens de Port-Menier », commente le directeur ventes-responsable service à la clientèle, Daniel Lévesque.
« L’important était de faire profiter la communauté à cette rencontre du 25e anniversaire. Les gens de Port-Menier ont été impliqués et consultés dans la création du parc, des changements ont été apportés au territoire, et la population a été une partie prenante des décisions locales », indique le directeur général de SÉPAQ-Anticosti, Éric Harnois:
Véritable site de villégiature
Sur la plus grande île du fleuve Saint-Laurent d’une superficie de 7 943 km2, le Parc national d’Anticosti, 574 km2, est devenu un véritable site de villégiature.
Dans les environs du parc, la SÉPAQ a transformé un pavillon de chasse en bâtiment d’accueil avec services et en chalet locatif pour huit personnes, en plan européen, en plus de quatre autres chalets.
« Notre objectif était d’utiliser l’ex-pavillon de chasse, comme lien potentiel du site. Toute une mise à niveau du secteur a été effectué », explique Éric Harnois.
Ce dernier prévoit accroître l’expérience de la clientèle du parc, avec plus d’indications et d’information, de concert avec la Société du patrimoine mondial de l’UNESCO.
Ces cerfs jumeaux se sont invités au 25e anniversaire de « leur » parc. « On voit beaucoup de faons et la végétation est abondante », constate Daniel Lévesque. (Photo courtoisie SÉPAQ-Anticosti)
« Nous allons arrimer nos énergies vers, entre autres, l’auto-interprétation sur ce qu’on retrouve dans le parc. Nos intentions sont de superposer le bien du patrimoine mondial à un site unique pour les Anticostiens et les visiteurs, en plus de rehausser les lettres de noblesses du site ».
Le secteur de Baie-de-la-Tour bénéficie aussi d’une importante mise à niveau. Compte tenu de sa popularité, le chemin y menant sera amélioré au complet.
« Nous sommes à réorganiser le camping. Toutes les installations sont sécuritaires. C’est le plus bel endroit du monde pour y travailler. Je suis au paradis », commente Éric Harnois.
Quinze ans après avoir reçu la confirmation officielle de « Pope & Young », qu’il détenait le record mondial, catégorie orignal Alaska-Yukon, au pointage de 249 et 1/8, écartant le précédent de 1973, de 248 et 0/8, Réal Langlois se donne le défi de décrocher un second record mondial, encore plus élevé que le précédent, mais à l’arme à feu.
Un engagement que l’Homme-Panache, connu aux États-Unis comme « The Rack Man », a révélé soudainement en entrevue exclusive à « Rendez-Vous Natur
Quinze ans après avoir reçu la confirmation officielle de « Pope & Young », qu’il détenait le record mondial, catégorie orignal Alaska-Yukon, au pointage de 249 et 1/8, écartant le précédent de 1973, de 248 et 0/8, Réal Langlois se donne le défi de décrocher un second record mondial, encore plus élevé que le précédent, mais à l’arme à feu.
Un engagement que l’Homme-Panache, connu aux États-Unis comme « The Rack Man », a révélé soudainement en entrevue exclusive à « Rendez-Vous Nature », afin de souligner le 15e anniversaire de son record mondial, confirmé en avril 2011, lors du banquet annuel de « Pope & Young », à Rochester, au Minnesota.
Réal se donne donc le défi de détenir un autre record mondial au Kukon, un orignal encore plus imposant que son « Pope & Young », non pas à l’arc cette fois, mais à l’arme à feu, et qui soit reconnu officiellement par « Boone & Crockett »
Réal Langlois y retourne l’automne prochain, afin d’y préparer cette expédition hors-normes. Il se donne deux ans pour réaliser son objectif.
« Je garantis que je vais revenir avec un autre record mondial. Je vais chasser dans un secteur quasi inaccessible, où les orignaux meurent de vieillesse. C’est trop loin, trop risqué, même dangereux, où aucun transport par air n’est permis. Pour s’y rendre, à partir de la route, ça prend une journée et demie en côte-à-côte. J’ai vu mon prochain trophée. Il fait 85 pouces », affirme l’Homme-Panache, qui sera accompagné de son ami Louis, un québécois qui réside à l’extrême nord-ouest du pays. À suivre.
18 septembre 2008
Tout un exploit que son premier record mondial, reconnu trois ans après la récolte du 18 septembre 2008, et après deux mesurages officiels de Trophée-Québec, par André Beaudry et François Pelletier; une certitude absolue est requise par « Pope and Young » pour confirmer un titre mondial.
D’autant que Réal Langlois a ciblé le géant, couronné d’un panache de 75 pouces, à huit pieds de distance, avec une seule flèche.
Réal Langlois reçoit une plaque commémorant son record mondial, d’un représentant du « Pope and Young Club ». C’était en avril 2011. (Photo courtoisie)
Lors de cette entrevue, Réal Langlois raconte ce qui a précédé son exploit au Yukon, un territoire du nord-ouest du Canada qu’il connaît bien, sauvage, montagneux et peu peuplé.
Au banquet annuel « Pope and Young », c’est la consécration. Il est applaudi, ovationné, chaudement félicité et applaudi par les quelque 1 400 chasseurs américains, qui avaient déjà vu le vidéo du « Rack-Man », qualifié aussi comme étant le meilleur document du genre au monde.
« Détenir un record mondial aux États-Unis veut aussi dire que vous devenez une légende. Nous pouvons tous être fiers de ce grand québécois qui fait dorénavant partie de l’élite mondiale de la chasse. Ce fut un honneur et un privilège pour moi d’avoir été à ses côtés à ce banquet et y vivre cette expérience incroyable » raconte le mesureur professionnel et cofondateur de Trophée-Québec, André Beaudry.
Réal Langlois, au centre, très heureux de rencontrer des membres de la famille du cofondateur Arthur Young. À gauche, Art Young fils et Art Young, troisième du nom, André Beaudry, à l’extrême droite. (Photo courtoisie Réal Langlois)
On peut entendre et réentendre cette entrevue avec Réal Langlois en cliquant sur le lien ci-dessus.
« Imaginez un matin tranquille, la brume se lève sur un lac. L’odeur de la forêt est enveloppante, le bruit de l’eau sur les roches et le huard se font entendre. Ce moment simple et accessible, est souvent un rêve, inaccessible » pour une personne en fauteuil roulant ou en situation d’handicap physique.
Ces paroles sont celles de Caroline Lessard, directrice générale de l’Association des personnes handicapées du comté de Maskinongé à Louiseville, en Mauricie, qui présentait le projet «
« Imaginez un matin tranquille, la brume se lève sur un lac. L’odeur de la forêt est enveloppante, le bruit de l’eau sur les roches et le huard se font entendre. Ce moment simple et accessible, est souvent un rêve, inaccessible » pour une personne en fauteuil roulant ou en situation d’handicap physique.
Ces paroles sont celles de Caroline Lessard, directrice générale de l’Association des personnes handicapées du comté de Maskinongé à Louiseville, en Mauricie, qui présentait le projet « Handicapêche » au congrès de la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs (FédéCP).
L’organisme a remporté le grand prix de 5 000$ du programme « Dragons de la relève », qui décerne des bourses de soutien à de nouveaux projets fauniques.
Jérôme Bibeau, est un agent de développement de l’association, et le concepteur d’Handicapêche.
On devine que c’est un projet en lien avec la pêche. Mais c’est plus qu’une journée sur un lac. C’est le partage d’une passion.
« Notre mission? Que la passion de la chasse et de la pêche ne connaisse aucunes limites et soit accessible à tous. Ce n’est pas évident, faire monter une personne en fauteuil roulant dans une chaloupe en forêt ou une cache de chasse à 15 pied di sol. L’accessibilité est le fer de lance. Pour y arriver, les équipements doivent être adaptés en conséquence. Pontons et des chaloupes stabilisés, des sites d’affût aménagés, des supports de cannes adaptés ou des appuis pour les armes. Tout sera pensé pour que le handicap disparaisse au profit de l’adrénaline de la récolte », explique Jérôme Bibeau, en entrevue exclusive à « Rendez-Vous Nature »
Chasser et pêcher avec un handicap physique
« Handicapêche », c’est trois jours et deux nuits en pourvoirie pour 4 à 6 personnes vivant avec un handicap physique.
Les participants pourront non seulement pêcher, mais aussi s’ouvrir à l’univers de la chasse. Soit au printemps pour la chasse à l’ours ou l’automne aux petits gibiers.
Le concepteur d’Handicapêche, Jérôme Bibeau (Photo courtoisie)
Comme je disais, « Handicapêche », c’est plus qu’une journée sur un lac. On ne s’invente pas moucheur en lançant sa soie, c’est pourquoi il y a une formation théorique aussi la collaboration de la Société Mauricienne des Pêcheurs à la Mouche ?
Ateliers sur la faune, sur les habitats, comportements et reproduction des différentes espèces et gibiers. L’éthique du prélèvement, tester des mouches confectionner lors des ateliers de montage. Préparer et déguster les prises du jour en « shore lunch ».
Relève à former
« Handicapêche », c’est une formation pour une relève qui est carrément sous-représentée dans la communauté des pêcheurs et des chasseurs.
« En créant une expérience positive et valorisante, nous créons de nouveaux ambassadeurs pour la FédéCP. Que ce soient les personnes en situations d’handicaps, mais aussi leurs familles et leurs accompagnateurs. Le projet mobilisera des mentors et des bénévoles, des étudiants en protection de la faune, des pourvoyeurs, des associations et des clubs locaux qui pourront s’impliquer dans le programme « Handicapêche » et découvrir une nouvelle clientèle et être sensibiliser à leurs réalités.
« Notre volonté, partager notre expérience, transmettre nos outils et accompagner ceux qui voudront emboîter le pas. Ce projet pourrait prendre de l’ampleur. Ce que nous bâtissons « Handicapêche », c’est plus qu’une activité, c’est un accès équitable à la nature, porté par une communauté engagée.
On peut entendre et réentendre cette entrevue avec en cliquant sur le lien ci-dessus.
Il y a enfin de l’espoir pour assurer une relève aux activités de chasse, de pêche et de piégeage, avec la volonté du ministère responsable de la Faune de développer une stratégie pour soutenir et accroître la relève faunique d’ici 2030.
Est-ce l’arrivée prochaine des élections qui guident le gouvernement actuel à rendre ces activités plus accessibles à la relève, surtout chez les 12-64 ans, une strate de la communauté des chasseurs, piégeurs et pêcheurs, qui enregistre une baisse soutenue de
Il y a enfin de l’espoir pour assurer une relève aux activités de chasse, de pêche et de piégeage, avec la volonté du ministère responsable de la Faune de développer une stratégie pour soutenir et accroître la relève faunique d’ici 2030.
Est-ce l’arrivée prochaine des élections qui guident le gouvernement actuel à rendre ces activités plus accessibles à la relève, surtout chez les 12-64 ans, une strate de la communauté des chasseurs, piégeurs et pêcheurs, qui enregistre une baisse soutenue de ces amateurs depuis quelques années?
C’est d’ailleurs cette lumière rouge qui semble avoir incité la CAQ à bouger, à faire quelque chose, autres que la Fête de la pêche et la fin de semaine de la Relève à la chasse du cerf, qui bien que très louables et utiles, doit assurer le maintien à long terme et soutenue de la croissance des retombées économiques évaluées à 4,7 G$ directement dans les régions.
Et j’ajoute, selon Québec, que cette industrie fournit 28 000 emplois pour 1,3 G$ en salaires et qui contribue au produit intérieur brut (PIB) du Québec à hauteur de 2,4 G$ par an.
Tout en ayant en tête que la chasse et le piégeage demeurent les meilleurs moyen pour maintenir l’équilibre des différentes espèces de grands gibiers et des animaux à fourrure.
Les fait$
Québec investit 4 M$ sur quatre ans pour mettre en œuvre sa stratégie « Relève faunique 2026-2030 », afin de financer des initiatives régionales via un autre programme, « Relève et mise en valeur de la faune », avec la Fondation pour la biodiversité et la faune du Québec.
Ce plan stratégique s’ajoute au « Plan nature 2030 », qui prévoit 900 000 $ au Programme Nature-Études dans les écoles secondaires.
« Ce programme permettra aux jeunes de s’initier à la pêche sportive, d’observer la faune, de participer au suivi d’espèces fauniques en situation précaire et à une foule d’autres activités en lien avec la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité », précise le ministère.
Ça fait longtemps que les chroniqueurs spécialisés réclament de telles mesures favorisant cette relève tant souhaitée.
Ce n’est pas pour rien que dès le dépôt de la stratégie « Relève faunique 2026-2030 », le 8 juin. Le même jour, les trois grandes fédérations des 63 zecs, des pourvoiries ainsi que des chasseurs et pêcheurs ont donné leur appui sans conditions. Faut dire que comme membres de la Table nationale de la faune, ces fédérations ont été consultés pour élaborer cette stratégie de la relève.
Et ce ne sont pas les seules organisations qui ont eu leur mot à dire. Canards illimités Canada, la Fédération des trappeurs gestionnaires du Québec, la Fondation pour la biodiversité et la faune, la Fédération québécoise pour le saumon atlantique, la FédéCP, l’Institut de développement durable des Premières Nations du Québec et du Labrador et la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq).
« Il faut assurer la pérennité de la chasse, de la pêche et du piégeage » affirme la récente ministre de la Faune, Pascale Déry, qui voit dans ce plan stratégique trois sources de développement : faciliter l’accès aux activités fauniques, valoriser la biodiversité, les espèces fauniques et les pratiques responsables et établir un soutien social accessible, continu et inclusif pour tous les adeptes.
Il me semble que j’ai déjà entendu ces beaux mots, dans un ordre différent.
Des réactions
« Cette stratégie reconnaît l’importance de rendre les activités fauniques accessibles à tous les Québécois. Les 63 zecs, qui accueillent déjà 600 000 amateurs d’activités de plein air, favorisent l’initiation et la transmission des savoirs. Cela s’inscrit naturellement dans notre plan de modernisation et de développement des zecs des dernières années », commente la directrice générale du Réseau Zec, Myriam Bergeron. C’est vrai et bon à entendre!
La directrice générale du Réseau Zec et de la Fédération québécoise pour le saumon atlantique, Myriam Bergeron (Photo courtoisie FQSA)
Et d’ajouter le président-directeur général de la Fédération des pourvoiries, Dominic Dugré, les pourvoiries constituent une porte d’entrée privilégiée vers les grands espaces et les activités de chasse et de pêche.
« Gestionnaires de vastes territoires fauniques, les pourvoyeurs jouent un rôle clé dans l’initiation de nouvelles clientèles. La stratégie s’intègre à nos valeurs avec cette structure d’accès aux activités fauniques et au développement de nouveaux adeptes ».
Protection des ressources fauniques
Reste à voir quelle direction prendront toutes ces belles actions orientées vers la pérennité des chasseurs, pêcheurs et piégeurs.
Surtout que l’Assemblée nationale vient de refuser une motion du député Pascal Bérubé pour maintenir, protéger et consolider les bureaux de protection de la faune, aux trois fermetures annoncées et/ou menacées des postes de la Gaspésie dans la zone 1, soit ceux de Chandler, Causapscal et Sainte-Anne-des-Monts, tous situés dans la zone la plus giboyeuse de la province.
Bravo de faciliter une relève aux activités fauniques, encore faut-il protéger le gibier et les territoires que Québec industrialise de plus en plus avec l’exploitation forestière, les parcs éoliens, les lignes de transport de l’électricité verte et le développement de l’acériculture.
À la pêche, comme à la chasse et au piégeage, le succès de la récolte assure la relève et la pérennité souhaitée.
Le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP) a officialisé son premier Plan de gestion du bar rayé au Québec. L’objectif ? Assurer la pérennité de l’espèce, tout en donnant le feu vert à une expansion contrôlée de la pêche récréative.
Par Emelie Bernier- Initiative de journalisme local- Le Charlevoisien
Sur le terrain et au bout des perches, la présence du bar rayé est sans équivoque. Le statut de l’espèce quasi éradiq
Le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP) a officialisé son premier Plan de gestion du bar rayé au Québec. L’objectif ? Assurer la pérennité de l’espèce, tout en donnant le feu vert à une expansion contrôlée de la pêche récréative.
Par Emelie Bernier- Initiative de journalisme local- Le Charlevoisien
Sur le terrain et au bout des perches, la présence du bar rayé est sans équivoque. Le statut de l’espèce quasi éradiquée dans les années 1960 nécessite encore une certaine surveillance selon le MELCCFP et Pêche et Océan Canada.
« Malgré la résilience de l’espèce, la pérennité des populations de bar rayé sur le territoire demeure une préoccupation et impose une approche de gestion prudente, qui favorise une exploitation durable de la ressource », estime-t-on au MELCCFP.
Le tout premier plan de gestion québécois du bar rayé considère les deux populations provinciales, celle du fleuve Saint-Laurent et celle du sud du golfe du Saint-Laurent.
Il s’appuie sur des consultations réalisées auprès des communautés autochtones, des partenaires fauniques et des pêcheurs commerciaux.
Plusieurs de ces derniers redoutent par ailleurs la présence grandissante de ce « prédateur généraliste et opportuniste », selon des termes employés dans le plan de gestion,qui s’alimente d’une grande variété de poissons (éperlan, capelan, saumon), de crustacés (crevettes, crabes) et d’invertébrés, avec des impacts non négligeables sur leurs opérations.
En tout, 43 actions sont inscrites au plan d’action. Elles visent notamment à « améliorer les connaissances sur l’espèce, son habitat et sa place dans l’écosystème du Saint-Laurent » et à « développer et promouvoir un accès responsable à la ressource ».
La protection des habitats et la prise en compte des changements climatiques dans la gestion de l’espèce ont également droit de cité.
Pêche « harmonisée »
La pêche au bar rayé est actuellement interdite dans une partie du fleuve Saint-Laurent, soit celle située à l’ouest des environs de Rimouski et de Portneuf-sur-Mer, en vertu de la Loi sur les espèces en péril du Canada. Le déploiement des nouvelles modalités de pêche n’est pas connu à ce jour, mais celles-ci seront en « adéquation avec la biologie de l’espèce ».
Les secteurs de pêche seront déterminés pour « tenir compte de la répartition principale des populations, de leurs statuts respectifs et des périodes critiques du cycle de vie ».
La saison de pêche sera « harmonisée, lorsque cela est possible, avec celle d’autres espèces » et prendra en compte certaines périodes de vulnérabilité tels l’hivernage (à partir de novembre) et la reproduction (de la mi-mai à la fin juin).
Des restrictions sur les engins de pêche, la longueur des prises et le nombre de prises quotidiennes encadreront également la pêche.
La pêche récréative au bar rayé, notamment en Gaspésie, contribue pour plus de 37 M$ au produit intérieur brut du Québec et soutient quelque 400 emplois, toujours selon les données du plan de gestion.
Personne ne connaît mieux qu’André Beaudry ainsi que son partenaire et cofondateur de Trophée-Québec, Raynald Groleau, pour produire la première bible, en papier, des trophées des grands gibiers, ours, orignal, cerf et caribou récoltés en sol québécois.
Le Québec était la seule province au pays à ne pas avoir un recueil qui recense les panaches les plus impressionnants récoltés à travers la province.
On connait déjà Trophée Québec, qui est un registre virtuel des grands gibiers trop
Personne ne connaît mieux qu’André Beaudry ainsi que son partenaire et cofondateur de Trophée-Québec, Raynald Groleau, pour produire la première bible, en papier, des trophées des grands gibiers, ours, orignal, cerf et caribou récoltés en sol québécois.
Le Québec était la seule province au pays à ne pas avoir un recueil qui recense les panaches les plus impressionnants récoltés à travers la province.
On connait déjà Trophée Québec, qui est un registre virtuel des grands gibiers trophées mesurés selon les méthodes « Boone & Crockett », pour les armes à feu, et « Pope & Young Club », pour ceux prélevés à l’arc.
André Beaudry, reconnu comme mesureur professionnel aux États-Unis et peut-être même avant sa province d’origine, est en cours de rédaction de cet ouvrage qui est appelé à connaître un immense succès.
Non seulement auprès des chasseurs, mais aussi dans les unités d’hébergement des territoires fauniques sous gestion, comme les pourvoiries, les zecs et les réserves fauniques, notamment.
Projet ambitieux
En entrevue à « Rendez-Vous Nature », André Beaudry, lève le voile sur cet ambitieux, mais réaliste et pressant projet, de rédiger d’un livre papier, colliger les trophées qui vont y figurer, inclure les fiches détaillées des pointages de chaque gibier retenu, des photos, bref, c’est un travail colossal.
« Le livre des records que nous voulons produire, avec l’aide de la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs (FédéCP), est un projet très complexe. Mais nous allons faire du mieux qu’on peut pour produire un ouvrage à l’image de notre cheptel québécois », commente celui qui prévoit la sortie du livre des records québécois dans 18 mois.
On peut entendre et réentendre cette entrevue avec André Beaudry en cliquant sur le lien ci-dessus.
À l’approche des prochaines élections provinciales, Rando Québec presse les partis politiques de s’engager à investir davantage dans l’entretien des sentiers pédestres.
Mikael Clément, Initiative de journalisme local- Le Droit
Considérée comme la véritable « porte d’entrée » du plein air au Québec, la randonnée pédestre souffre d’un sous-financement, déplore le directeur général adjoint de l’organisme, Grégory Flayol.
« Il y a des programmes de financement qui existent pour financer l
À l’approche des prochaines élections provinciales, Rando Québec presse les partis politiques de s’engager à investir davantage dans l’entretien des sentiers pédestres.
Mikael Clément, Initiative de journalisme local- Le Droit
Considérée comme la véritable « porte d’entrée » du plein air au Québec, la randonnée pédestre souffre d’un sous-financement, déplore le directeur général adjoint de l’organisme, Grégory Flayol.
« Il y a des programmes de financement qui existent pour financer l’amélioration et le développement, mais la réalité, c’est que la randonnée est un peu le parent pauvre des infrastructures », affirme M. Flayol.
Selon le directeur général adjoint, une grande partie du problème réside dans la structure administrative du gouvernement. Contrairement à la Route verte, par exemple, qui relève du ministère des Transports, la randonnée pédestre dépend du secteur loisir et sport du ministère de l’Éducation.
« On comprend facilement que les priorités du ministère de l’Éducation vont d’abord aux écoles avant d’aller à construire ou entretenir des sentiers, explique M. Flayol. Malheureusement, le ministère du Tourisme ne consacre pas ou très peu de fonds à l’aménagement de sentiers de randonnée, ce qui est pourtant l’une des activités préférées des touristes. »
Selon Rando Québec, la province compte 17 000 km de sentiers pédestres reconnus.
La responsabilité de l’entretien retombe alors sur les municipalités, qui n’ont ni les moyens financiers ni les effectifs pour s’en occuper, selon M. Flayol.
La réalité du terrain
Le constat dressé par Rando Québec se reflète également en Outaouais. Le Pôle d’excellence en récréotourisme de l’Outaouais (PERO) s’occupe d’entretenir 105 km de sentiers répartis dans dix municipalités de la Municipalité régionale de comté (MRC) de La Vallée-de-la-Gatineau.
François Larose, chargé de projet pour l’organisme, avance lui aussi que les municipalités n’ont pas les ressources humaines ni l’argent pour assurer l’entretien des sentiers.
« La recherche de financement, c’est le nerf de la guerre, lance M. Larose. Les programmes ou les subventions sont souvent des « one-shot deals ». Une municipalité obtient une subvention pour aménager un sentier. Pendant trois ou quatre ans, c’est entretenu par des corvées citoyennes. Puis, le bénévolat s’essouffle et le sentier tombe à l’abandon. »
Sans entretien, la forêt reprend rapidement ses droits. Selon Rando Québec, un sentier non entretenu peut complètement disparaître en seulement deux ans.
Si les sentiers délaissés perdent en popularité, l’inverse est aussi vrai. Dès qu’un sentier est maintenu en bon état, le succès auprès du public est immédiat, selon M. Larose.
« Ça prouve qu’il y a un réel appétit de la population pour la randonnée pédestre », observe M. Larose.
Quelles sont les solutions?
Pour améliorer la situation, Rando Québec plaide pour que le gouvernement mette en place des équipes de professionnels pour encadrer l’entretien des sentiers.
Que ce soit par l’entremise d’un organisme comme le PERO ou par la mise en place d’une structure semblable à celle d’autres ministères qui disposent d’agents régionaux, l’entretien ne peut plus reposer sur les bénévoles.
Rando Québec et le PERO mettent toutefois en garde qu’il ne faut pas refiler la facture aux usagers, afin que la randonnée reste accessible au plus grand nombre.
« La randonnée, c’est le soccer du plein air, illustre M. Larose. Ça ne prend pas d’équipement coûteux, juste une paire de souliers. C’est la porte d’entrée la plus accessible qui soit. On doit se donner les moyens collectifs de la garder ouverte. »
De nouvelles statistiques de la saison de chasse 2025 sur Anticosti, confirment que la récolte a atteint un taux de succès moyen de 1,83 cerf par chasseur, et que les observations des amateurs révèlent une forte densité du cheptel.
Plus de 85 000 cerfs ont été observés durant la saison par les chasseurs sur le territoire de SÉPAQ-Anticosti, des chevreuils ont pu être comptés plus d’une fois, pour une moyenne d’environ 42 cerfs vus/chasseur ou de 9 cerfs vus/jour-chasse.
Sans être très sc
De nouvelles statistiques de la saison de chasse 2025 sur Anticosti, confirment que la récolte a atteint un taux de succès moyen de 1,83 cerf par chasseur, et que les observations des amateurs révèlent une forte densité du cheptel.
Sans être très scientifiques, ces observations des chasseurs fournissent néanmoins une très bonne idée de la population de chevreuils sur Anticosti.
On notera que sur l’ile d’Henri Menier, on retrouve SÉPAQ-Anticosti, qui occupe la plus grande partie du territoire, la pourvoirie Lac Geneviève, dans l’ouest, qui est une coop appartenant aux résidents de Port-Menier et Safari-Anticosti, de la famille Dutil, dans l’est.
Il y a quatre ans, une grande partie des installations de cette pourvoirie a été acquise par la société d’État. En 2025, les quelque 3 850 chasseurs de SÉPAQ-Anticosti ont prélevé 6 649 cerfs, pour un taux de succès de 1,83%.
Cerfs d’un bout à l’autre de l’île
« Le territoire de SÉPAQ-Anticosti a accueilli 74% de tous les chasseurs de l’île, lesquels ont prélevé 78% de l’ensemble des cerfs, incluant les autres pourvoiries et résidents. Et ce qui est encore très intéressant, la récolte moyenne/chasseur, ainsi que le pourcentage de récolte de mâles sur l’île, correspond exactement à la moyenne du reste de l’île, soit 1,83 cerf/chasseur. De plus, 61% de tous les cerfs prélevés d’un bout à l’autre de l’île sont des mâles », précise en entrevue à « Rendez-Vous Nature », le directeur et ventes et responsable du service à la clientèle, Daniel Lévesque.
La chasse en plan européen sans repas, avec guide, enregistre les meilleures chances de réussite dans une proportion de 1,84 %. Le forfait en plan américain donne un succès moyen de 1,80 % par chasseur. Le plan européen sans guide avait été de 1,82% lors de la saison de 2024.
Or, en 2025, ce pourcentage atteint 1,84%. En 2024, la chasse avait été précédée d’un court hiver et d’un printemps hâtif. Le cheptel chevreuil dominait avec une densité de 150 000 têtes, avant chasse.
Place à la villégiature
Si les forfaits de chasse pour 2026 sont réservés en totalité, la villégiature en auberges, celles de Port-Menier et de McDonald, affiche aussi complet.
Même si l’île est unique au monde pour ses fossiles et ses paysages exceptionnels. Ci-dessus la chute Vauréal. (Photo SÉPAQ-Anticosti)
Au cours de l’été, des célébrations viendront souligner les 25 ans du Parc National de l’île d’Anticosti, créé en 2001.
Le parc national d’Anticosti est situé au cœur de l’île de 7 943 km2, 52 fois plus grande que l’ile d’Orléans et 17 fois l’île de Montréal, sa superficie est de 572 km et compte 5 000 jours/visites par année.