Les Pionniers du Cégep de Rimouski en hockey ont divisé les honneurs de leurs deux parties face aux Jeannois d’Alma en fin de semaine.
Samedi, ils n’ont pas fait le poids, perdant 5-1. Émile Vachon a le but. Justin Mercure a accordé cinq buts sur 36 lancers.
« Un week-end en deux temps pour l’équipe. Samedi, ce fut un manque d’effort et de concentration généralisé. Nous avons offert une performance médiocre », ne cache pas Nicholas Duchesne.
Dimanche, son équipe a pris sa revanche en l’
Les Pionniers du Cégep de Rimouski en hockey ont divisé les honneurs de leurs deux parties face aux Jeannois d’Alma en fin de semaine.
Samedi, ils n’ont pas fait le poids, perdant 5-1. Émile Vachon a le but. Justin Mercure a accordé cinq buts sur 36 lancers.
« Un week-end en deux temps pour l’équipe. Samedi, ce fut un manque d’effort et de concentration généralisé. Nous avons offert une performance médiocre », ne cache pas Nicholas Duchesne.
Dimanche, son équipe a pris sa revanche en l’emportant 4-1. Maxence Bouchard, Xavier Tremblay, Thomas Trinque et Édouard Trudeau ont marqué. Mathieu Albert a repoussé 21 rondelles pour la victoire.
« Après un lent départ durant lequel Mathieu Albert mérite beaucoup de mérite pour nous avoir gardés dans le match, nous nous sommes repris de belle façon. Pour les 50 dernières minutes, nous avons été impeccables défensivement en plus de générer plusieurs chances de marquer grâce à notre vitesse et notre gestion de rondelle. C’est une victoire qui fait le plus grand bien. Les gars peuvent être fiers et nous avons maintenant un résultat positif sur lequel bâtir en vue de nos prochaines parties », a commenté l’entraineur-chef.
De fait, les Pionniers ont gagné une première fois sur la patinoire, mais il s’agissait d’une deuxième victoire puisque leur défaite de 5-4 à Thetford, le 27 septembre, a été transformée en victoire par défaut. Le RSEQ a sanctionné les Filons en raison de l’inéligibilité d’un membre dans ce match.
Pionnières
La formation féminine était en congé en fin de semaine. Elle reprendra l’action samedi et dimanche avec deux parties à Trois-Rivières. Pendant ce temps, les Pionniers seront aussi sur la route avec des visites à Victoriaville et Limoilou.
L’Océanic continue sur sa lancée de début de saison. Dans un match enlevant, il a disposé des Islanders de Charlottetown par la marque de 8-5 en présence de 2 325 spectateurs au Colisée Financière Sun Life.
La formation rimouskoise présente maintenant un dossier de 5-1-1, bon pour le premier rang du classement général de la LHJMQ. Qui aurait pu croire cela possible après trois fins de semaine d’activités ?
« C’est plaisant de voir ça. Mais, il ne faut pas que ça devienne le principal sujet
L’Océanic continue sur sa lancée de début de saison. Dans un match enlevant, il a disposé des Islanders de Charlottetown par la marque de 8-5 en présence de 2 325 spectateurs au Colisée Financière Sun Life.
La formation rimouskoise présente maintenant un dossier de 5-1-1, bon pour le premier rang du classement général de la LHJMQ. Qui aurait pu croire cela possible après trois fins de semaine d’activités ?
« C’est plaisant de voir ça. Mais, il ne faut pas que ça devienne le principal sujet de conversation à l’intérieur du vestiaire. Je sais que ça va le devenir à l’extérieur, au Tim Hortons et des places comme ça, et c’est correct. C’est ce qui fait en sorte que c’est le fun de jouer au hockey junior dans des places comme Rimouski. Pour nos joueurs, il ne faut pas que ça devienne le focus. On a trop de choses à travailler, on a un super beau groupe et on a plein de talent. Mais, il va y avoir des périodes où ce sera plus difficile », avise Joël Perrault.
Avec 42 buts marqués en sept parties, l’Océanic domine dans ce département. Ça aussi, ça constitue une agréable surprise.
Connor Sturgeon appuie l’attaque à l’embouchure du filet défendu par Donald Hickey. (Photo Océanic – Iften Redjah)
En avance 3-0
Après une première période sans but, l’Océanic a marqué les trois premiers du second engagement, ceux de Malik Vignault, Maxmilian Mares et Caiden Pellegrino. Mais, les visiteurs n’ont pas baissé les bras en inscrivant deux buts avant la fin de la période.
A.J. Schaaf et Alex Massé ont les premiers buts de l’Océanic dans une troisième période très offensive. C’était l’égalité 5-5 avec six minutes à jouer quand William Howard, avec son premier dans la LHJMQ, et Mathys Dubé, à deux reprises, ont fait bouger les cordages pour la victoire.
Les deux brigades défensives n’ont pas connu leur meilleur match et les gardiens ne l’ont pas eu facile. Edouard Lord a repoussé 27 lancers tandis que Donald Hickey en a bloqué 23. Lord a réussi un gros arrêt avec deux minutes à jouer quand il a bloqué un lancer de punition accordé à Nolan Duskocy.
Charles Généreux dispute la rondelle à Hugo Charron. (Photo Océanic – Iften Redjah)
« C’est une partie du mois d’octobre avec de la fatigue des deux côtés. Je pense que c’est un match qui est certainement plaisant pour les partisans parce qu’il y a beaucoup de buts et d’action avec des changements de momentum. Il faut être capable de vivre ce genre de match là et c’est toujours plus positif de les gagner », mentionne Perrault très heureux pour sa recrue Howard qui se débrouille très bien depuis qu’il a été intégré à l’alignement.
Massé
Alex Massé (Photo Le Soir René Alary)
Alex Massé a inscrit le 5e but de l’Océanic sur un tir voilé d’une précision chirurgicale.
« Oui, un méchant bon lancer après une belle pause de Gagnon (Justin). Il restait juste qu’à compléter. On menait 3-0 et on a commencé à se faire remonter. On était peut-être un peu moins concentré, on faisait de petites erreurs qu’on ne faisait pas en première période. Je pense que la clé a été de vraiment rester concentré, en essayant d’oublier le pointage », explique l’attaquant rimouskois de 18 ans
En bref
Laissée de côté vendredi à Sherbrooke, la recrue Justin Gagnon a réintégré l’alignement, mais pas Julien Nadeau… Les autres absents étaientLuca Nappiot (blessé), Alexandre Peterson, Tommy Saulnier et Thomas Belzil qui était le 20 ans en surplus… L’Océanic va maintenant se préparer à recevoir la visite du Régiment de Terre-Neuve, vendredi et samedi…
Une semaine après une sortie difficile, les Pionniers du Cégep de Rimouski en football ont rebondi de belle façon, dimanche à domicile, signant une convaincante victoire de 51-15 face aux Couguars de Chicoutimi.
Ils présentent maintenant un dossier de 3-2 pour six points, quatre de moins que Jonquière (5-0), et à égalité avec Thetford (3-2) au très important deuxième rang du classement.
« Un match à mon goût. On a challengé les gars tous les jours en pratique cette semaine. On a vraiment
Une semaine après une sortie difficile, les Pionniers du Cégep de Rimouski en football ont rebondi de belle façon, dimanche à domicile, signant une convaincante victoire de 51-15 face aux Couguars de Chicoutimi.
Ils présentent maintenant un dossier de 3-2 pour six points, quatre de moins que Jonquière (5-0), et à égalité avec Thetford (3-2) au très important deuxième rang du classement.
« Un match à mon goût. On a challengé les gars tous les jours en pratique cette semaine. On a vraiment augmenté l’intensité et c’est le genre de réponse qu’on voulait avoir aujourd’hui », a commenté Louis-David Goulet.
Louis-David Goulet (Photo Le Soir – René Alary)
Les Pionniers se sont donné une priorité de 24-7 dans la première demie. Samuel Normand, Maxime Tardif et Anthony Gagnon ont inscrit les trois touchés.
Les visiteurs n’ont pas abandonné, loin de là. Ils ont inscrit le seul touché du 3e quart pour ramener le pointage à 24-14. Mais, le dernier quart a appartenu aux Pionniers qui ont ajouté trois touchés, ceux de Samuel Normand, avec son deuxième de la rencontre, Guillaume Tremblay, sur une passe et course de 55 verges, et Liam Paquet.
Nicolas Rioux a joué un match de qualité au poste de quart-arrière.
« On voulait trouver des manières différentes de porter le ballon au sol et on a réussi à le faire. On a eu du gros travail de notre ligue offensive aujourd’hui », souligne l’entraineur-chef.
Tardif très sollicité
Maxime Tardif (Photo Le Soir – René Alary)
Maxime Tardif a connu un excellent match comme porteur de ballon. Le Louperivois et joueur de troisième année a été au cœur de l’action.
« C’était prévu comme ça. On savait qu’on allait porter le ballon beaucoup et ça a porté fruit. On a eu droit à une grosse semaine de pratique intense parce qu’il y a le match de la semaine passée qu’on voulait effacer. Il fallait revenir en force », a-t-il expliqué.xw
L’unité défensive a également répondu présente. Pour un, le demi défensif recrue, Alex Frigon, s’est attiré les bons mots de son entraineur-chef.
Alex Frigon (Photo Le Soir – René Alary)
« J’ai réussi quelques gros jeux importants. Tous les joueurs ont fait leur job. La défaite de la semaine passée a été difficile à encaisser. Ce n’était vraiment pas ce qu’on voulait et ça a paru dans nos pratiques. On était pas mal plus intense que la semaine passée et ça paraît dans le résultat », a dit l’athlète de Saint-Georges-de-Beauce.
En congé
Comme les autres équipes de la section Nord-Est, les Pionniers bénéficieront maintenant d’une deuxième et dernière fin de semaine de congé. Ils n’ont plus que trois parties à disputer, dont deux à la maison, en commençant par la visite des Filons de Thetford, le samedi 17 octobre. Ce match est d’une très grande importance dans la course à la deuxième position.
Présentant un dossier de 2-2, les Pionniers de Rimouski retrouvent leurs partisans au Complexe sportif Guillaume-Leblanc, en ce dimanche 4 octobre, en recevant les Cougars de Chicoutimi pour leur cinquième match dans la Ligue de football collégial division 3 du Québec.
Tout au long de la saison, vous pouvez suivre toutes les rencontres et suivre les activités des Pionniers football dans Le Soir.ca.
Après l’affrontement, René Alary vous proposera son résumé de l’action avec les commen
Présentant un dossier de 2-2, les Pionniers de Rimouski retrouvent leurs partisans au Complexe sportif Guillaume-Leblanc, en ce dimanche 4 octobre, en recevant les Cougars de Chicoutimi pour leur cinquième match dans la Ligue de football collégial division 3 du Québec.
Tout au long de la saison, vous pouvez suivre toutes les rencontres et suivre les activités des Pionniers football dans Le Soir.ca.
Après l’affrontement, René Alary vous proposera son résumé de l’action avec les commentaires de l’entraîneur-chef Louis-David Goulet.
Pour visionner l’affrontement en direct, cliquez sur le lien ci-haut.
Un cerf de Virginie au panache unique, oublié dans un sous-sol pendant 32 ans, se classe aujourd’hui comme le plus gros chevreuil de tous les États-Unis et le 2e plus gros chevreuil typique au monde.
C’est le « Boone and Crockett Club (B&C) » depuis Missoula, dans le Montana, qui le 8 septembre, a confirmé le classement étonnant du cerf hors-normes récolté le 28 novembre 1991, par un chasseur de sauvagine, Sam Aiuppa, qui n’avait aucun intérêt pour le cerf, sinon seulement sa venais
Un cerf de Virginie au panache unique, oublié dans un sous-sol pendant 32 ans, se classe aujourd’hui comme le plus gros chevreuil de tous les États-Unis et le 2e plus gros chevreuil typique au monde.
C’est le « Boone and Crockett Club (B&C) » depuis Missoula, dans le Montana, qui le 8 septembre, a confirmé le classement étonnant du cerf hors-normes récolté le 28 novembre 1991, par un chasseur de sauvagine, Sam Aiuppa, qui n’avait aucun intérêt pour le cerf, sinon seulement sa venaison et surtout pas le panache.
Le cofondateur de Trophée-Québec, André Beaudry, mesureur B&C, est reconnu pour son expertise. Pas étonnant qu’il ait été invité, en décembre 2024, par le « Northeast Big Buck Club », à remesurer pour une troisième fois les bois exceptionnels du « buck » de Aiuppa.
En entrevue à « Rendez-Vous Nature », André Beaudry relate l’histoire surprenante de cette chasse, et comment il a été invité à partager ses connaissances de mesureur émérite reconnu.
Aussi, tout en se rapportant à la chasse du cerf au Québec, il surveillera de près les récoltes de deux territoires en particulier. La zone 18, (Côte-Nord) où le cervidé n’a jamais été chassé et la réserve faunique de Rimouski, qui reprend cette chasse après un interdit de 10 ans.
On peut entendre et réentendre cette entrevue avec André Beaudry, en cliquant sur le lien ci-dessus.
Une tempête automnale prévue mardi (6 octobre) dans le Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie amènerait des vents pouvant atteindre 90 kilomètres à l’heure. À cet effet, Environnement Canada a publié un bulletin météorologique spécial.
Selon les prévisions, les rafales souffleront fortement durant une douzaine d’heures, accompagnées de pluie.
La tempête toucherait les secteurs de Rimouski-Neigette, La Mitis, la Vallée de la Matapédia, La Matanie, de la Haute-Gaspésie, Grande-Vallée, du parc nati
Une tempête automnale prévue mardi (6 octobre) dans le Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie amènerait des vents pouvant atteindre 90 kilomètres à l’heure. À cet effet, Environnement Canada a publié un bulletin météorologique spécial.
Selon les prévisions, les rafales souffleront fortement durant une douzaine d’heures, accompagnées de pluie.
La tempête toucherait les secteurs de Rimouski-Neigette, La Mitis, la Vallée de la Matapédia, La Matanie, de la Haute-Gaspésie, Grande-Vallée, du parc national de la Gaspésie, Restigouche, Bonaventure, New Carlisle, Chandler, du parc national de Forillon, Gaspé et Percé.
« La présence du feuillage pourrait mener à plusieurs branches ou arbres cassés. Quelques pannes de courant sont possibles. Les objets non fixés pourraient être emportés ou déplacés », prévient Environnement Canada.
Le début de semaine sera marqué par du temps pluvieux. Jusqu’à 20 millimètres de pluie devraient tomber au cours de la journée de lundi.
Nous sommes dans le dernier droit de la campagne électorale au Québec, un moment idéal pour que les municipalités fassent connaître leurs priorités et leurs besoins, et ceux-ci sont nombreux pour Rimouski et le Bas-Saint-Laurent.
Texte par le maire de Rimouski, Guy Caron
Il y a bien sûr le financement du renouvellement des infrastructures municipales, qui totaliseront plus de 200 M$ pour les 20 prochaines années, l’aide financière à la décontamination de l’ancien dépotoir, les programmes d
Nous sommes dans le dernier droit de la campagne électorale au Québec, un moment idéal pour que les municipalités fassent connaître leurs priorités et leurs besoins, et ceux-ci sont nombreux pour Rimouski et le Bas-Saint-Laurent.
Texte par le maire de Rimouski, Guy Caron
Il y a bien sûr le financement du renouvellement des infrastructures municipales, qui totaliseront plus de 200 M$ pour les 20 prochaines années, l’aide financière à la décontamination de l’ancien dépotoir, les programmes de logements sociaux et abordables, la lutte contre l’itinérance, et bien d’autres.
Mais s’il y a un thème principal à retenir, un enjeu qui freine actuellement le développement de Rimouski et de la région, c’est bien celui des transports :
Pas de connexion aérienne directe avec Montréal;
Des trains de nuit trois fois par semaine;
Sous-financement du transport en commun;
Des autoroutes dont le trafic a augmenté de 50 à 100 % depuis une vingtaine d’années sans oublier le fait que Rimouski est maintenant la plus grande ville du Québec à ne pas être connectée par une autoroute.
Passer au 21e siècle
Qu’est-ce qui nous permettrait de passer au 21e siècle et de compter sur des services de transports fiables et viables?
Relance immédiate des études pour développer les tracés du tronçon Trois-Pistoles–Le Bic et un échéancier ferme pour le début des travaux des deux dernières phases (Phase 2B de Notre-Dame-des-Neiges à Trois-Pistoles et Phase 3 de Trois-Pistoles au district Le Bic);
Début des travaux d’agrandissement dans les plus brefs délais du tronçon de l’autoroute 20 entre Pointe-au-Père et Mont-Joli et réalisation des études vers un élargissement à quatre voies de ce secteur;
Mise en oeuvre du projet-pilote de la liaison aérienne Mont-Joli-région métropolitaine de Montréal, déjà développé par la ministère des Transports, mais qui a été tabletté;
Financement pour la mise aux normes et la canadianisation du traversier acquis par les Industries Ri-lec et adoption d’un projet de loi spécial permettant aux villes de Rimouski et de Forestville de financer le service;
Financement accru pour les services de transport en commun de Rimouski, et soit prélever une taxe de 0,02 $ le litre OU octroyer une subvention annuelle de 5 M$, pour financer une Régie du transport du Bas-Saint-Laurent.
Ce qui est demandé n’est pas du luxe. Il s’agit simplement de nous doter des outils qui permettront à Rimouski et à la région de poursuivre son développement économique et social.
Début 1914, alors que les tensions de la guerre menacent l’Europe, Lucien est une jeune et fier aspirant-lieutenant dans l’infanterie française. Ses parents sont décédés. Il a été élevé par sa grand-mère Chloée, dont l’amoureux de jeunesse était un valeureux soldat de la Guerre franco-prussienne de 1870-71, décédé au combat.
Et Lucien rêve de suivre les traces de son grand-père. Sauf que sa grand-mère lui a raconté une fausse histoire. Oui, son grand-père faisait bien partie de l’armée, mais
Début 1914, alors que les tensions de la guerre menacent l’Europe, Lucien est une jeune et fier aspirant-lieutenant dans l’infanterie française. Ses parents sont décédés. Il a été élevé par sa grand-mère Chloée, dont l’amoureux de jeunesse était un valeureux soldat de la Guerre franco-prussienne de 1870-71, décédé au combat.
Et Lucien rêve de suivre les traces de son grand-père. Sauf que sa grand-mère lui a raconté une fausse histoire. Oui, son grand-père faisait bien partie de l’armée, mais celui-ci s’est révolté durant cette guerre et Lucien découvre que l’armée l’avait rejeté de ses rangs et qu’il n’avait rien d’un héros.
La France a connu de nombreux bouleversements sociaux dans son histoire. On pense surtout à la Révo-lution de 1789 et aux deux Grandes Guerres du 20e siècle.
Mais on connaît beaucoup moins la guerre franco-prussienne, qui a opposé la France à une coalition d’États allemands, en 1870 et 1871. Elle a pourtant entraîné des répercussions profondes sur la carte de l’Europe, et elle-même enclenché les opérations de la Guerre 1914-18.
Ce roman se déroule en bonne partie dans les mois fiévreux qui ont préludé à cette Première Guerre mondiale.
« L’annonce de la guerre déposait dans les cœurs sa première trainée de poudre. »
Les références à la Guerre franco-prussienne sont nombreuses, surtout lorsque Lucien découvre les lettres émouvantes que son grand-père faisait alors parvenir à sa dulcinée.
Le roman déballe aussi un récit poignant entre deux amoureux fous, coincés dans les excès belliqueux de l’époque.
Le jour de guerre est arrivé, roman par Laurent Seksik, Éditions Gallimard, 122 pages, 2026.
Le Bas-Saint-Laurent veut devenir la principale région productrice de baies de genièvre au Québec. Le projet de recherche lancé par Biopterre commence à porter fruit.
Le développement de la culture du genévrier entre dans une nouvelle phase avec des projets de pépinières. Il y a de fortes chances que les amateurs puissent déguster d’ici quelques années un gin aromatisé aux baies de genévriers cultivées dans la région.
La multiplication des microdistilleries a amené, il y a une dizaine d’an
Le Bas-Saint-Laurent veut devenir la principale région productrice de baies de genièvre au Québec. Le projet de recherche lancé par Biopterre commence à porter fruit.
Le développement de la culture du genévrier entre dans une nouvelle phase avec des projets de pépinières. Il y a de fortes chances que les amateurs puissent déguster d’ici quelques années un gin aromatisé aux baies de genévriers cultivées dans la région.
La multiplication des microdistilleries a amené, il y a une dizaine d’années, le centre de recherche Biopterre de La Pocatière à rêver de cultiver le genévrier.
Le codirecteur de l’innovation et du transfert de technologie, Maxim Tardif, rappelle que les gins produits au Québec utilisent des baies importées d’Europe. « Les distilleries mettent des aromates de toutes sortes dans leur gin, mais le principal ingrédient est pas d’ici, alors qu’on en a dans notre cour. »
Le projet suscite beaucoup d’intérêt. Le copropriétaire de Distillerie Mitis, Yan Lévesque, est associé à la démarche.
« La quasi-totalité des distilleries vont s’approvisionner dans les Balkans, pour avoir une uniformité de baies et de produits. Avec le climat qu’on a, avec nos sols, l’expérience avec Biopterre, c’est de voir si on peut rapatrier et faire une production commerciale ici. »
Récolter les baies de genévrier sauvages est difficile et hors de prix, explique monsieur Lévesque. D’où l’idée de cultiver les deux variétés indigènes au Québec. Le but pour les distilleries est de se distinguer.
« Dans le Bas-Saint-Laurent, il y a différents producteurs, avec des terroirs diffé-rents, des façons différentes de cultiver le genévrier, donc des saveurs différentes. »
Du rêve à la production
Une fois le test du goût passé avec succès, des producteurs ont accep-té de tester la culture de ce conifère dans leurs champs.
Dans Rimouski-Neigette, Karine Lebeau, des Jardins d’la terre du bout du rang, à Esprit-Saint, veille sur 600 plants de genévrier. « On avait l’espace pour cette recherche-là. Puis, moi je suis une fan de gin! » Les conifères ont maintenant sept ans et les premières récoltes approchent.
Karine Lebeau constate par contre qu’il reste encore beaucoup de questions à résoudre.
Karine Lebeau, des Jardins d’la terre du bout du rang, à Esprit-Saint (Photo courtoisie)
« On est vrai-ment en mode recherche, on est en train de s’adapter. Ce sera quoi le meilleur moment de récolte, le contrôle des prédateurs? Pour ce qui est des plants, la croissance puis la productivité, ça va super bien. »
Adapter une variété sauvage à une culture agricole est un défi en soi. Il faudra voir si la plante conservera toutes ses saveurs.
Les Jardins d’la terre du bout du rang se lancent tout de même dans la production de plants par bouturage. « Si on se ramasse avec de la demande. C’est d’être prêt à répondre à l’engouement. On rajoute une serre pour la production de plants cette année. » Karine Lebeau admet que le marché des distilleries sera insuffisant pour soutenir une production commerciale.
« Il y a une escouade alimentaire, formée de transformateurs, de chefs de la région, de distillateurs pour mettre en valeur les baies, les huiles, même les branches. C’est plus que seulement les besoins des distilleries. C’est comme un trésor à l’état sauvage que l’on essaie de mettre en culture. »
Faire preuve de patience
La culture du genévrier demande beaucoup de temps. Il faut de sept à 10 ans avant de récolter les premiers cônes.
En fait, ce sont des galbules et non des baies, qui vont mûrir sur les plants pendant trois ans. Les rendements seront donc décisifs pour la viabilité du projet, explique Maxime Tardif, de Biopterre.
Le codirecteur de l’innovation et du transfert de technologie du centre de recherche Biopterre de La Pocatière, Maxim Tardif (Photo courtoisie)
« Il y a une notion de risque avec le genévrier. On se bat contre des marchés mondiaux. Dans les Balkans, ils récoltent à la main pour quelques cents la livre. Nous on connaît pas encore les rendements par plant ou à l’hectare. C’est difficile à récolter. On a plein de défis. »
Mais le chercheur y croit fermement. Le projet a déjà franchi plusieurs étapes.
« On est pionnier au Québec. Mais faut aller au-delà des besoins des distilleries pour développer un marché. »
En plus de l’utilisation de la plante en cuisine, un autre volet s’intéresse aux huiles et aux parfums. S’ajoute maintenant le volet pépiniéristes pour soutenir l’effort des producteurs.
« Faut vraiment essayer d’avoir une vision régionale, mais aussi de prendre le marché québécois et même canadien », estime monsieur Tardif.