Le projet de construction d’un complexe aquatique de 25 M $ à Mont-Joli pour desservir les citoyens des 16 municipalités de la MRC de la Mitis est toujours sur les rails, selon le maire de Mont-Joli, Martin Soucy.
Le projet est porté par la MRC de La Mitis et la Ville de Mont-Joli.
« Nous travaillons avec la MRC de la Mitis. Nous avons formé des comités. Le comité de pilotage a rencontré des gens. Ils sont rendus à la deuxième étape, soit d’aller visiter des piscines existantes et d’analy
Le projet de construction d’un complexe aquatique de 25 M $ à Mont-Joli pour desservir les citoyens des 16 municipalités de la MRC de la Mitis est toujours sur les rails, selon le maire de Mont-Joli, Martin Soucy.
Le projet est porté par la MRC de La Mitis et la Ville de Mont-Joli.
« Nous travaillons avec la MRC de la Mitis. Nous avons formé des comités. Le comité de pilotage a rencontré des gens. Ils sont rendus à la deuxième étape, soit d’aller visiter des piscines existantes et d’analyser le pour le contre de chaque installation en rencontrant des gens. Ce dossier avance toujours. L’objectif est d’être prêt à déposer un projet lors du prochain appel de projets du gouvernement », indique monsieur Soucy.
Le comité des usagers a fait ses recommandations sur les besoins de la population.
Mont-Joli serait propriétaire de l’immeuble tandis que la MRC serait partenaire financier. Une partie du financement proviendrait du fonds éolien géré par la MRC et par les quoteparts municipales.
Le gouvernement du Québec sera aussi sollicité via les programmes de soutien aux infrastructures sportives.
Le maire Martin Soucy (Photo courtoisie Ville de Mont-Joli)
« Nous allons choisir le site approprié pour construire le complexe et discuter avec des professionnels pour faire des maquettes afin d’être prêts lorsque les opportunités de financement public seront ouvertes », précisait monsieur Soucy, dans une précédente entrevue.
Les élus de la MRC ont donc décidé d’écarter la réfection de la vétuste Piscine Gervais-Rioux et d’aller vers la construction d’un nouveau complexe aquatique.
Le hockey de rattrapage n’a pas servi l’Océanic qui s’est incliné, dimanche, par la marque de 4-3 face aux Saguenéens de Chicoutimi en présence de 2 435 spectateurs réunis au Colisée Financière Sun Life.
La première période de l’Océanic a été sa pire depuis le début de la saison. Les visiteurs ont imposé leur tempo avec trois buts sur leurs cinq premiers lancers. Loïc Poirier, Damiel Berehowsky et Alexis Toussaint ont battu le gardien Morgan Blackwood.
L’Océanic a été un peu plus intense e
Le hockey de rattrapage n’a pas servi l’Océanic qui s’est incliné, dimanche, par la marque de 4-3 face aux Saguenéens de Chicoutimi en présence de 2 435 spectateurs réunis au Colisée Financière Sun Life.
La première période de l’Océanic a été sa pire depuis le début de la saison. Les visiteurs ont imposé leur tempo avec trois buts sur leurs cinq premiers lancers. Loïc Poirier, Damiel Berehowsky et Alexis Toussaint ont battu le gardien Morgan Blackwood.
L’Océanic a été un peu plus intense en deuxième, sans pouvoir générer un grand nombre de chances de marquer. Le pointage est resté le même. Joshua Phillips a porté la marque à 4-0 en troisième période. Maximilian Mares, Caiden Pellegrino et Mathys Dubé ont ensuite marqué pour l’Océanic qui a cependant manqué de temps.
Justin Gagnon en lutte pour la rondelle avec Candon O’Neill. (Océanic / Folio Photo – Iften Redjah)
« Une première période clairement décevante. Il y a les buts, mais aussi la façon dont on les a donnés. On n’a pas permis un nombre élevé de chances de marquer dans tout le match, même en première période. Mais Morgan (Blackwood) est zéro à blâmer pour les buts qu’on a donnés. Clairement, ils étaient venus ici pour jouer un solide match de route. C’était difficile d’aller devant leur gardien. On a rendu ça intéressant vers la fin. On a la capacité de marquer des buts », a résumé Joël Perrault.
L’entraineur-chef estime que, dans l’ensemble, les deux parties de la fin de semaine n’ont pas été à la hauteur. « J’ai trouvé que notre exécution faisait beaucoup défaut. Samedi, on a parlé de Gatineau qui nous mettait sous pression. Aujourd’hui, je ne suis pas prêt à dire que c’est ça la raison. Il y a des situations en zone neutre où c’est nous qui avons manqué d’exécution, alors qu’on était en plein contrôle de la rondelle, et donné la rondelle à Chicoutimi qui en a profité pour marquer. »
Jusqu’ici cette saison, l’Océanic a perdu à quatre reprises, dont une fois en prolongation, toutes par la marge d’un but. Il faut donc demeurer positif, avance l’entraineur-chef.
« On fait beaucoup de bonnes choses depuis le début de la saison. Je veux qu’on touche à la rondelle très rapidement en début de semaine pour être sûr qu’on reprenne notre confiance. Je ne vois pas pourquoi on perdrait cette confiance-là avec le début de saison qu’on a et le nombre de buts qu’on a marqués. »
Le gardien Justin Lee effectue l’arrêt devant le filet des Saguenéens. (Océanic / Folio Photo – Iften Redjah)
Devant le filet, Morgan Blackwood a cédé quatre fois sur 19 lancers en sa direction. À l’autre bout, Justin Lee a été mis à l’épreuve en 35 occasions.
En bref
C’était le Match solidarité cancer de l’Océanic qui portait le chandail de circonstance. Il est toujours possible, jusqu’au 25 octobre, de participer à l’encan en sur l’un des chandails. Tous les bénéfices seront remis à l’Association du cancer de l’Est-du-Québec. Info : oceanic.qc.ca ou la page Facebook de l’équipe… En plus du gardien, le seul autre changement dans l’alignement a touché Julien Nadeau qui a cédé sa place à Charles Généreux… Aussi, les blessés Luca Nappiot et Benjamin Rioux n’ont pas joué, tout comme Teddy Drury, Edouard Lord et Alexandre Peterson… L’Océanic sera sur la route en fin de semaine prochaine avec des arrêts à Boisbriand, vendredi, et Shawinigan, samedi…
La Ville de Rimouski effectue une demande d’aide financière au Fonds régions et ruralité (FRR) du ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH) pour renforcer la résilience et la vitalité économique du territoire.
Le projet présenté par la Ville s’intitule « Faire plus avec moins : comprendre les flux pour renforcer la résilience et la vitalité économique du territoire ».
« Les crises en approvisionnement, l’augmentation du coût des matières premières et les changements clim
La Ville de Rimouski effectue une demande d’aide financière au Fonds régions et ruralité (FRR) du ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH) pour renforcer la résilience et la vitalité économique du territoire.
« Les crises en approvisionnement, l’augmentation du coût des matières premières et les changements climatiques mettent en évidence l’importance pour la prospérité et la résilience des communautés d’utiliser de façon optimale et soutenable les ressources nécessaires à leur vitalité économique », explique la mairesse suppléante de Rimouski, Julie Carré.
Identifier les possibilités
Avec ce projet, la Ville de Rimouski souhaite mieux comprendre les flux de matières et de ressources de l’économie locale afin d’identifier des possibilités de réduction de la consommation, la valorisation des ressources et la création de valeurs favorisant un développement économique soutenable.
La mairesse suppléante, Julie Carré (Photo courtoisie)
Le coût du projet est estimé à 325 000$. Une aide financière de 260 000$ est demandé au FRR.
La contribution municipale prévue s’élève à 65 000$, soit 20% du coût total du projet.
Une quarantaine d’acteurs des milieux municipal, communautaire, forestier, de la santé et des milieux naturels se sont réunis à Amqui, le 24 septembre dernier, pour faire progresser le Plan climat et la transition socioécologique (TSÉ) de La Matapédia.
Avec le Plan climat, les résultats souhaités sont de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES), amener les communautés à s’adapter aux changements climatiques et intégrer la transition socioécologique à travers les actions.
Si la
Une quarantaine d’acteurs des milieux municipal, communautaire, forestier, de la santé et des milieux naturels se sont réunis à Amqui, le 24 septembre dernier, pour faire progresser le Plan climat et la transition socioécologique (TSÉ) de La Matapédia.
Avec le Plan climat, les résultats souhaités sont de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES), amener les communautés à s’adapter aux changements climatiques et intégrer la transition socioécologique à travers les actions.
Si la MRC de La Matapédia agit comme responsable pour planifier, sécuriser et accompagner les 18 municipalités, la participation de l’ensemble des partenaires est essentielle pour réussir cette transition.
Réflexe simple
La démarche vise à prendre en compte autant les infrastructures que les personnes pour chaque décision à prendre.
Pour illustrer les possibilités de la transition socioécologique, les participants ont visité le stationnement du nouveau complexe municipal de la Ville d’Amqui.
Ce projet démontre qu’il est possible de répondre aux besoins de la population tout en luttant contre les aléas climatiques, notamment avec l’utilisation de toitures blanches pour réduire la chaleur, la plantation d’arbres pour créer des zones d’ombre et des aménagements adaptés pour gérer les fortes pluies.
Des exemples concrets
Tout au long de la journée, les participants ont identifié des exemples concrets dans le cadre d’ateliers de travail collaboratifs inspirés des « Ateliers des savoirs partagés » et animés par Nancy Bérubé, conseillère en développement social à la MRC.
Les exemples recueillis seront étudiés pour être ajoutés comme de nouvelles idées au plan d’action en construction.
La réalisation du Plan climat de la MRC de La Matapédia est soutenue financièrement par le gouvernement du Québec.
Les agents de protection de la Faune ne relèveront plus de l’autorité du ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs, mais plutôt du ministère de la Sécurité intérieure, comme les agents de la Sûreté du Québec et bientôt les contrôleurs routiers.
Ce transfert était réclamé depuis des décennies.
« Nous allons relever d’un ministère qui va avoir une réalité sur les agents de la paix. Les contrôleurs routiers passeront au minis
Les agents de protection de la Faune ne relèveront plus de l’autorité du ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs, mais plutôt du ministère de la Sécurité intérieure, comme les agents de la Sûreté du Québec et bientôt les contrôleurs routiers.
Ce transfert était réclamé depuis des décennies.
« Nous allons relever d’un ministère qui va avoir une réalité sur les agents de la paix. Les contrôleurs routiers passeront au ministère de la Sécurité intérieure, anciennement le ministère de la Sécurité publique, en janvier prochain, alors que nous, les agents de protection de la faune, ce sera le 1er avril 2027 », précise le président du syndicat, Martin Perreault.
« Nous sommes très heureux. Les premières démarches avaient débuté il y a 30 ans avec un ex-président, Paul Legault. On parlait alors d’une division de la SQ. Les années ont passé jusqu’au printemps 2026, avec le projet de loi PL 13, visant à favoriser la sécurité et le sentiment de sécurité de la population, chapeauté par le ministre Ian Lafrenière. Un remaniement ministériel a suivi et le gouvernement a confirmé notre transfert avec l’ex-première ministre Christine Fréchette. Et tout cela sera du passé en avril 2027 en espérant que ce sera notre dernier ministère », dit Martin Perreault, en entrevue à « Rendez-Vous Nature ».
Selon le #1 des agents de protection de la faune, le récent changement de gouvernement ne devrait pas modifier le scénario prévu pour avril prochain.
« Dans l’esprit gouvernemental et la sécurité intérieure, nous devons aussi, sur le terrain, en plus de notre mission faunique, assurer et contribuer à la sécurité du public en général ».
Changements à prévoir
Ce transfert apportera toutefois des changements dans les mandats, les attributions, et de nouveaux pouvoirs d’intervention.
Des actions que les agents de protection de la faune ne font pas, et qu’ils devraient faire. Tout devrait se préciser à partir d’avril 2027, comme les budgets alloués, aux opérations anti-braconnage, les patrouilles, le surtemps requis, l’essence dans les camions des agents, notamment.
Le président du Syndicat des agents de protection de la faune, Martin Perreault (Photo courtoisie)
En région, le regroupement des agents de la faune avec les contrôleurs routiers, sous un même toit, sont des avenues même souhaitables par le syndicat, comme entre autres à Chandler, en Gaspésie.
On peut entendre ou réentendre cette entrevue avec le président des agents de protection de la faune, Martin Perreault, en cliquant sur le lien ci-dessus.
Les 39 jours de la course électorale sont maintenant derrière nous. Je tiens à féliciter tous les candidats et particulièrement les députés qui ont été élus dans notre région du Bas-Saint-Laurent : Yohann St-Pi-erre, Ariane Boyer, Frédéric Poulin, sans oublier Pascal Bérubé, qui devient du même coup le doyen de l’Assemblée nationale, même s’il est encore dans la fleur de l’âge!
Par le préfet de la MRC de La Mitis, Bruno Paradis
Plus qu’une course, cette élection fut un véritable marathon.
Les 39 jours de la course électorale sont maintenant derrière nous. Je tiens à féliciter tous les candidats et particulièrement les députés qui ont été élus dans notre région du Bas-Saint-Laurent : Yohann St-Pi-erre, Ariane Boyer, Frédéric Poulin, sans oublier Pascal Bérubé, qui devient du même coup le doyen de l’Assemblée nationale, même s’il est encore dans la fleur de l’âge!
Par le préfet de la MRC de La Mitis, Bruno Paradis
Plus qu’une course, cette élection fut un véritable marathon. Je me permets de souligner deux choses qui apparaissent importantes à mes yeux.
Premièrement, il faut remercier tous les candidats et candidates qui se prêtent au jeu d’une élection. S’exposer ainsi demande à la fois une bonne dose de courage et de conviction.
Dans un deuxième temps, je souhaite rappeler que collectivement, nous sommes privilégiés de vivre dans une démocratie. Comme Winston Churchill le disait : « La démocratie est un mauvais système, mais elle est le moins mauvais de tous les systèmes ».
Bien des citoyens et citoyennes d’ailleurs sur la planète nous envient et aimeraient eux aussi pouvoir avoir leur mot à dire sur la direction que devrait prendre leur gouvernement, avoir des débats d’idées, pouvoir émettre leur opinion, échanger à propos de leurs besoins et de leurs aspirations.
Cela étant dit, je tiens quand même à partager une certaine déception.
Les élections sont l’occasion de proposer des idées, de tenter de trouver de nouvelles façons de faire, de développer de nouveaux angles d’approches pour aborder les problèmes et enjeux qui nous touchent.
Injurieux et irrespectueux
J’ai pu lire trop de commentaires dans lesquels les candidats ou leurs partisans étaient insultés, trop de commentaires injurieux, irrespectueux et même violents. Imaginons la charge émotionnelle, l’anxiété et le stress que ces propos ont pu apporter aux candidats, en plus de nous éloigner de l’essentiel : l’échange des idées.
Cette élection étant à présent derrière nous, je crois qu’il est temps de se questionner collectivement sur le vivre-ensemble et freiner cet élan individualiste de commentaires haineux, tout comme les divisions issues des médias sociaux.
Pour faire face aux défis de notre époque, il est essentiel de s’unir et de se rassembler!
Dans ce roman historique, Claude Morin, journaliste à la retraite, a voulu saisir l’esprit et l’ambiance qui existaient dans le Bas-Saint-Laurent durant les années 1935 à 1945.
Ces années qui ont précédé la Révolution tranquille furent cruciales. Les femmes s’émancipaient, en obtenant enfin le droit de vote au provincial. Maurice Duplessis était un politicien puissant.
La radio et les journaux jouaient un rôle essentiel en information, la télévision n’étant pas encore inventée. Les famill
Dans ce roman historique, Claude Morin, journaliste à la retraite, a voulu saisir l’esprit et l’ambiance qui existaient dans le Bas-Saint-Laurent durant les années 1935 à 1945.
Ces années qui ont précédé la Révolution tranquille furent cruciales. Les femmes s’émancipaient, en obtenant enfin le droit de vote au provincial. Maurice Duplessis était un politicien puissant.
La radio et les journaux jouaient un rôle essentiel en information, la télévision n’étant pas encore inventée. Les familles mettaient au monde une ribambelle d’enfants. Et la religion faisait sentir sa présence dans tous les aspects de la vie.
En plus, la 2e Guerre mondiale a alors entraîné des répercussions dans la région par la création d’un aéroport militaire à Mont-Joli et par le départ de jeunes soldats qui combattaient en Europe, répondant à l’appel du général de Gaulle.
En tenant compte de tous ces éléments, Claude Morin a donc eu l’ambition, pour son roman, de redonner vie à deux jeunes femmes de 20 ans de cette époque : Élise (sa tante) et Irène (sa propre mère).
Leur histoire se déroule dans la région de Mont-Joli et de Luceville. Elles gagnent toutes les deux leur vie dans le domaine de la mode et de la couture. D’ailleurs, Line Roy a réalisé pour ce livre une quinzaine d’illustrations sur la mode du temps, y compris pour la page couverture.
Ainsi, Élise et Irène Deschênes, les deux personnages principaux, sont bien appréciées et soutenues par leur entourage. Autour d’elles, la famille élargie et le voisinage s’activent dans leurs occupations.
L’agriculture est au cœur de l’économie locale. Les naissances, les mariages et les décès marquent le calendrier tout comme les rassemblements festifs. Les jeunes enfants de ce temps portent joliment des noms comme : Diane, Madeleine et Cécile, Benoît, Yvon et Jean-Luc…
Lecture très vivante
Claude Morin fait preuve d’une grande habileté à insérer dans son récit des éléments de l’histoire réelle qui influencent la vie quotidienne de ses personnages. L’accent est mis sur les dialogues, ce qui rend la lecture très vivante.
Élise et Irène, roman historique, par Claude Morin, Carte blanche, 2025, 310 pages.
Olivier et François Bélanger sont sur le point de voir leur projet d’érablière se concrétiser, après l’avoir espéré pendant six ans.
Par Véronique Bossé, Initiative de journalisme local- L’Avant-Poste
En effet, pendant six ans, les deux frères ont participé au tirage qui leur donnerait l’occasion de se lancer, en obtenant un contingent avec les Producteurs et productrices acéricoles du Québec (PPAQ). Ils ont finalement été sélectionnés l’année dernière.
« Pour vendre notre sirop, ça pre
Olivier et François Bélanger sont sur le point de voir leur projet d’érablière se concrétiser, après l’avoir espéré pendant six ans.
Par Véronique Bossé, Initiative de journalisme local- L’Avant-Poste
En effet, pendant six ans, les deux frères ont participé au tirage qui leur donnerait l’occasion de se lancer, en obtenant un contingent avec les Producteurs et productrices acéricoles du Québec (PPAQ). Ils ont finalement été sélectionnés l’année dernière.
« Pour vendre notre sirop, ça prend un contingent avec les Producteurs et productrices acéricoles du Québec (PPAQ), pour le vendre en gros contenant, en barils et tout ça. Sinon, il faut l’écouler dans un marché au détail, ce qui fait en sorte que pour 25 000 entailles, ce n’est pas viable. Ça prend donc un contingent. On l’obtient soit par un tirage au sort ou par des demandes d’agrandissement ou de démarrage. On a cadré dans la relève étant donné qu’on avait moins de 40 ans, alors ça nous a pris 6 ans avant de sortir au tirage », explique François.
Il explique que le maximum d’un contingent est de 25 000 entailles.
« On a 25 000 entailles ici. Sur notre plan d’érablière, on a une possibilité de 40 000 entailles, mais le maximum pour démarrer c’est 25 000, alors c’est avec ça qu’on commence. »
L’objectif des frères Bélanger est d’obtenir 10 000 entailles supplémentaires dans environ trois ans.
Leur érablière, qui se nommera Sapera, est située à Amqui, à la limite de Val-Brillant. Ils ont acquis un bloc de neuf lots pour leur projet.
« Nous avons tous le flanc de la montagne et tout se rend jusqu’à la cabane à sucre avec une seule station de pompage. C’est l’avantage de notre site, parce qu’il y a des places en Beauce où c’est tellement droit que ça leur prend cinq, six ou parfois même sept stations pour moins de 5000 entailles. C’est beaucoup de frais supplémentaires, tandis que dans notre cas, tout va se rendre au même endroit. »
Histoire de famille
Olivier et François Bélanger représentent la troisième génération d’acériculteur de leur famille.
« Notre père est acériculteur. Son père l’était aussi. Notre grand-père avait une toute petite érablière, tandis que notre père s’est trouvé un secteur qu’il a exploité pour construire quelque chose de plus gros. L’objectif est d’être sa relève, mais comme François et moi avions l’occasion de démarrer notre propre projet en même temps, lorsqu’on reprendra le flambeau de notre père éventuellement, nous aurons une érablière encore plus grosse. »
Les deux frères se sont donc orientés en foresterie, à l’Université Laval, pour devenir ingénieurs forestiers.
François est le directeur général du Groupement coopératif agroforestier de la Ristigouche, tandis qu’Olivier est directeur à Somival, la pépinière à Lac-au-Saumon qui appartient à la Société d’exploitation des ressources de la Vallée.
« Nos emplois nous ont donné une belle expérience en gestion d’entreprise. Ça nous prépare aussi à ce genre de projets. On a aussi vu notre famille travailler dans le sirop d’érable toute sa vie, alors c’est aussi une passion pour nous. L’agriculture n’est pas un domaine facile, alors c’est surtout par passion qu’on se lance là-dedans aussi », témoigne François.
Il a toujours été clair pour les deux frères que leur érablière serait située dans La Matapédia, sur le lot où ils se font présentement construire.
Plus qu’une simple cabane à sucre
Les deux frères insistent sur le fait que Sapera aura également un centre de bouillage.
« Dans le cadre du projet vitalité de la MRC [de La Matapédia], on veut faire un centre de bouillage. Oui, il y aura aussi une cabane à sucre, mais ce sera vraiment un centre de bouillage. Notre objectif est de transformer l’eau d’érable de plusieurs producteurs de la région, que ce soit des personnes en démarrage ou des personnes en voie de retraite et cetera », explique François.
Son frère, Olivier, mentionne que leur projet permet la mise en place d’un nouveau modèle d’affaires.
« Démarrer une cabane à sucre, avec toutes les installations que ça prend pour faire du sirop en 2026, c’est difficile quand tu as un contingent de moins de 25 000 entailles. On sait que plusieurs personnes visent des projets plus petits, par exemple avec 5000 ou 10 000 entailles. Ça reste que d’installer une cabane, un évaporateur et tous les équipements nécessaires, c’est moins viable pour les producteurs qui ont un contingent un peu plus petit. »
Il ajoute qu’un nouveau modèle d’affaires émerge.
« Il y a des gens qui ne veulent pas de cabane ni d’évaporateur, mais qui installent des tuyaux dans le bois, qui récoltent leur eau, la concentrent eux-mêmes et la vendent à un centre de bouillage. Nous, on veut être ce centre de bouillage qui permettra à d’autres modèles d’entreprises de se créer dans la région. »
Le Québec est le premier producteur au monde de sirop d’érable avec 71 % de la production totale. (Photo courtoisie)
Grâce à l’emplacement central de leur exploitation, les deux frères pourront avoir des clients d’un peu partout dans la MRC, de Sayabec à Causapscal et de Saint-Léon-le-Grand à Saint-Tharcisius. Les clients potentiels sont d’ailleurs invités à prendre contact avec les frères Bélanger.
« Nos clients seraient des gens qui rêvent de se bâtir une érablière, mais qui n’ont pas les fonds ou qui ne peuvent pas emprunter pour construire l’entièreté de leurs installations. Ils peuvent alors débuter avec le modèle de vendeur d’eau, en récoltant leur eau d’érable et en la vendant. Il y a aussi plusieurs producteurs qui approchent de la retraite et il arrive que surviennent des enjeux de transferts d’entreprises ou de pénurie de main-d’œuvre. Alors, on veut offrir un service de transition qui aiderait ces producteurs, le temps qu’ils se trouvent un acheteur », explique Olivier.
Les fondateurs et copropriétaires de Sapera ont également l’ambition d’aider d’autres producteurs à devenir autonomes. François Bélanger précise que les contrats pourront ainsi être décidés d’année en année.
« Une personne qui commence dans le milieu pourra éventuellement avoir une mise de fonds pour être en mesure d’acheter les équipements qu’il lui faut. »
Dépendamment de la quantité de demandes qu’ils auront, ils pourraient être appelés à faire un tri.
« Plus nous aurons de clients, plus nous aurons de traçabilité à faire. On veut aussi être biologique. Alors, pour ne pas nuire à notre certification, nous aurons besoin de clients très consciencieux qui ont à cœur la santé et la production de leur érablière. »
Et maintenant?
La construction de la cabane à sucre se poursuit. La structure est montée, la tôle du toit est posée.
« Ils sont en train de poser la tôle extérieure. La prochaine étape est la finition extérieure et intérieure, l’électricité, la plomberie. Il y a des équipements qui ont commencé à rentrer. Alors, on les installe au fur et à mesure », explique Olivier.
L’objectif est d’être en production dès cet hiver.
« On a acquis l’osmose, l’évaporateur et les silos. Tout rentre au compte-gouttes, alors les prochaines étapes seront de s’assurer que tout est arrivé et bien installé en vue de notre prochaine saison », conclut François.