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Meta mise des dizaines de milliards sur l’IA, mais cherche encore son produit vedette
Après avoir consacré des dizaines de milliards de dollars au métavers, Mark Zuckerberg engage Meta dans une nouvelle transformation majeure. Cette fois, l’objectif est de faire de l’entreprise l’un des grands laboratoires mondiaux d’intelligence artificielle et, à terme, de proposer ce que son dirigeant appelle une « superintelligence personnelle » accessible au plus grand nombre. […]
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TIME100 AI 2026 : Joëlle Pineau parmi les 100 personnalités qui façonnent l’intelligence artificielle
TIME publie aujourd’hui son édition 2026 du TIME100 AI, sa sélection annuelle des 100 personnalités considérées comme les plus influentes dans le développement et l’évolution de l’intelligence artificielle. Pour cette quatrième édition, le magazine ne se limite plus aux chercheurs et aux dirigeants des grands laboratoires. On y retrouve aussi des responsables politiques, des entrepreneurs, […]
TIME100 AI 2026 : Joëlle Pineau parmi les 100 personnalités qui façonnent l’intelligence artificielle
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Meta voulait remplacer des employés par l’IA, mais le plan de Zuckerberg a déraillé
Meta a envisagé une transformation beaucoup plus radicale de son organisation que ce qui avait été annoncé publiquement. Selon une enquête de Reuters publiée hier, Mark Zuckerberg et ses principaux dirigeants ont étudié un scénario dans lequel certaines équipes auraient pu voir leur taille réduite jusqu’à 60 %, avec l’objectif de confier une partie importante […]
Meta voulait remplacer des employés par l’IA, mais le plan de Zuckerberg a déraillé
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InfoBref ACTUALITES | L’essentiel de l’actualité politique et générale

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Riposte canadienne aux tarifs douaniers américains – voici l’essentiel
Le gouvernement fédéral a présenté des mesures en représailles aux droits de douane américains entrés en vigueur samedi dernier. À compter du 8 septembre, le Canada imposera des taxes à l’importation de 15%, 25% ou 50% sur environ 700 produits américains. Secteurs les plus touchés acier produits laitiers électroménagers matériel agricole pâtes et papiers électronique Ces contres-tarifs ne visent que des produits frappés par des tarifs américains. Ils s’ap
Riposte canadienne aux tarifs douaniers américains – voici l’essentiel

Le gouvernement fédéral a présenté des mesures en représailles aux droits de douane américains entrés en vigueur samedi dernier.
À compter du 8 septembre, le Canada imposera des taxes à l’importation de 15%, 25% ou 50% sur environ 700 produits américains.
Secteurs les plus touchés
- acier
- produits laitiers
- électroménagers
- matériel agricole
- pâtes et papiers
- électronique
Ces contres-tarifs ne visent que des produits frappés par des tarifs américains.
Ils s’appliqueront à presque 28 milliards $ d’exportations annuelles des États-Unis vers le Canada.
- C’est un montant équivalent à celui des exportations canadiennes vers les États-Unis visées par les nouveaux tarifs américains.
Réponse américaine à la riposte canadienne
Donald Trump avait dès lundi, avant qu’on connaisse le détail des contre-tarifs, menacé de porter à 50% en janvier prochain les tarifs américains sur les voitures, les camions, les pièces automobiles et l’acier canadiens.
[L'article Riposte canadienne aux tarifs douaniers américains – voici l’essentiel a d'abord été publié dans InfoBref.]
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Guerre commerciale: le gouvernement Carney a annoncé des mesures d’aide totalisant 7,5 milliards $
Principales mesures pour les entreprises créer un fonds de diversification doté de 2 milliards $ pour soutenir les entreprises touchées par les droits de douane qui ont des projets prêts à démarrer; bonifier de 1,5 milliard $ l’initiative qui aidait déjà les PME à faire face aux droits de douane; injecter 500 millions $ dans un programme de la Banque de développement du Canada. Principales mesures pour les travailleurs Ottawa compte prolonger plusieurs mesures de l’assuran
Guerre commerciale: le gouvernement Carney a annoncé des mesures d’aide totalisant 7,5 milliards $
Principales mesures pour les entreprises
- créer un fonds de diversification doté de 2 milliards $ pour soutenir les entreprises touchées par les droits de douane qui ont des projets prêts à démarrer;
- bonifier de 1,5 milliard $ l’initiative qui aidait déjà les PME à faire face aux droits de douane;
- injecter 500 millions $ dans un programme de la Banque de développement du Canada.
Principales mesures pour les travailleurs
Ottawa compte prolonger plusieurs mesures de l’assurance-emploi visant à:
- éliminer la période d’attente d’une semaine;
- permettre aux travailleurs de recevoir des prestations sans que les indemnités de cessation d’emploi ne soient d’abord épuisées;
- accorder 20 semaines supplémentaires de prestations aux travailleurs de longue date.
[L'article Guerre commerciale: le gouvernement Carney a annoncé des mesures d’aide totalisant 7,5 milliards $ a d'abord été publié dans InfoBref.]
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Le gouvernement fédéral commande ses brise-glaces au Québec
Mark Carney a annoncé que le gouvernement fédéral avait confié à Chantier Davie, à Lévis, dans Chaudière-Appalaches, la construction de six brise-glaces. Le gouvernement veut remplacer les brise-glaces vieillissants de la Garde côtière canadienne. Ces imposants navires: ouvrent les voies commerciales maritimes; répondent aux appels de bateaux en détresse. Les nouveaux brise-glaces seront construits à partir d’acier et d’autres matériaux canadiens. Selon Ottawa, le premi
Le gouvernement fédéral commande ses brise-glaces au Québec

Mark Carney a annoncé que le gouvernement fédéral avait confié à Chantier Davie, à Lévis, dans Chaudière-Appalaches, la construction de six brise-glaces.
Le gouvernement veut remplacer les brise-glaces vieillissants de la Garde côtière canadienne.
Ces imposants navires:
- ouvrent les voies commerciales maritimes;
- répondent aux appels de bateaux en détresse.
Les nouveaux brise-glaces seront construits à partir d’acier et d’autres matériaux canadiens.
Selon Ottawa, le premier sera prêt dans 5 ans et l’ensemble de la flotte, avant 2038.
Le montant total du contrat s’élève à plus de 11 milliards $.
[L'article Le gouvernement fédéral commande ses brise-glaces au Québec a d'abord été publié dans InfoBref.]
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Nvidia serait en discussion pour investir dans Perplexity à une valorisation dépassant 30 milliards
Nvidia discuterait d’un nouvel investissement dans Perplexity, dans le cadre d’un financement qui valoriserait l’entreprise d’intelligence artificielle à plus de 30 milliards de dollars américains. L’information a été rapportée par The Information, qui cite des personnes au courant des discussions. Aucune transaction n’a encore été annoncée. Le montant que Nvidia pourrait investir demeure inconnu et […]
Nvidia serait en discussion pour investir dans Perplexity à une valorisation dépassant 30 milliards
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Le gouvernement Fréchette lance deux programmes pour aider les entreprises
À la suite de l’échec des négociations commerciales Canada–États-Unis, Québec a mis en place deux nouveaux programmes de soutien aux entreprises. PME Le Programme d’aide d’urgence aux petites et moyennes entreprises propose: des prêts sans intérêt pouvant atteindre 150 000 $; un moratoire sur le remboursement du capital pendant 12 mois. Secteur manufacturier et secteur primaire Le programme Fonds offensif pour le renforcement des capacités économiques propose:
Le gouvernement Fréchette lance deux programmes pour aider les entreprises

À la suite de l’échec des négociations commerciales Canada–États-Unis, Québec a mis en place deux nouveaux programmes de soutien aux entreprises.
PME
Le Programme d’aide d’urgence aux petites et moyennes entreprises propose:
- des prêts sans intérêt pouvant atteindre 150 000 $;
- un moratoire sur le remboursement du capital pendant 12 mois.
Secteur manufacturier et secteur primaire
Le programme Fonds offensif pour le renforcement des capacités économiques propose:
- des prêts pouvant atteindre 50 millions $, sans intérêt la première année;
- un moratoire de remboursement du capital allant jusqu’à 24 mois.
[L'article Le gouvernement Fréchette lance deux programmes pour aider les entreprises a d'abord été publié dans InfoBref.]
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Le vandalisme contre les réseaux télécoms devient un problème croissant au Canada
Les entreprises de télécommunications canadiennes signalent depuis plusieurs années une hausse des vols de cuivre et des actes de vandalisme visant leurs infrastructures. Ces incidents peuvent endommager des câbles de fibre optique, parfois volontairement, parfois parce que les auteurs cherchent surtout du cuivre à revendre. Le résultat peut être le même : des milliers de […]
Le vandalisme contre les réseaux télécoms devient un problème croissant au Canada
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Femmes, leadership et IA à Montréal avec Louise Bergeron
Mon Carnet, le podcast · Poulin : Femmes, leadership et IA à Montréal avec Louise Bergeron Jean-François Poulin s’intéresse cette semaine à Catalyse Collective, un événement qui réunira à Montréal des femmes autour de trois grands thèmes : l’intelligence artificielle, le leadership et la transformation des organisations. Il en discute avec Louise Bergeron, qui souhaite […]
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Nouveaux tarifs américains: le gouvernement Fréchette «se prépare à tous les scénarios»
Christine Fréchette a réuni hier les principaux acteurs économiques québécois quelques jours avant la date prévue pour l’entrée en vigueur de nouveaux droits de douane américains de 50%, mercredi prochain. La première ministre a indiqué que ces nouvelles surtaxes américaines pourraient affecter jusqu’à 9% des exportations québécoises. Christopher Skeete, ministre des relations internationales, a rappelé, selon Radio-Canada, que la nouvelle politique internationale du gouvernement Fr
Nouveaux tarifs américains: le gouvernement Fréchette «se prépare à tous les scénarios»

Christine Fréchette a réuni hier les principaux acteurs économiques québécois quelques jours avant la date prévue pour l’entrée en vigueur de nouveaux droits de douane américains de 50%, mercredi prochain.
La première ministre a indiqué que ces nouvelles surtaxes américaines pourraient affecter jusqu’à 9% des exportations québécoises.
Christopher Skeete, ministre des relations internationales, a rappelé, selon Radio-Canada, que la nouvelle politique internationale du gouvernement Fréchette pourrait amener le Québec à se soustraire à une éventuelle entente Canada–États-Unis qui empiéterait sur ses champs de compétence.
[L'article Nouveaux tarifs américains: le gouvernement Fréchette «se prépare à tous les scénarios» a d'abord été publié dans InfoBref.]
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Québec multiplie par dix les amendes minimales des industries à risque environnemental élevé
À compter d’aujourd’hui, les entreprises qui exercent des activités industrielles présentant de grands risques pour l’environnement, comme les raffineries de pétrole ou les fonderies, devront payer des amendes plus élevées lorsqu’elles contreviennent à la Loi sur la qualité de l’environnement. Par exemple, si une entreprise rejette un contaminant, elle sera désormais passible d’une amende minimale de 300 000 $, contre 30 000 $ jusqu’ici. Le gouvernement Fréchette soutient que ces h
Québec multiplie par dix les amendes minimales des industries à risque environnemental élevé

À compter d’aujourd’hui, les entreprises qui exercent des activités industrielles présentant de grands risques pour l’environnement, comme les raffineries de pétrole ou les fonderies, devront payer des amendes plus élevées lorsqu’elles contreviennent à la Loi sur la qualité de l’environnement.
Par exemple, si une entreprise rejette un contaminant, elle sera désormais passible d’une amende minimale de 300 000 $, contre 30 000 $ jusqu’ici.
Le gouvernement Fréchette soutient que ces hausses substantielles visent à encourager les entreprises à investir dans:
- la prévention des risques
- la conformité environnementale
- la réduction de leurs impacts sur l’environnement
[L'article Québec multiplie par dix les amendes minimales des industries à risque environnemental élevé a d'abord été publié dans InfoBref.]
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Le gouvernement fédéral compte diviser par deux le coût du transport de l’acier
Steven MacKinnon, ministre fédéral des transports, a annoncé hier le lancement d’un nouveau programme de soutien au secteur de l’acier. Doté de 100 millions $, ce programme remboursera la moitié des frais de transport ferroviaire ou maritime aux entreprises qui expédient d’une province à l’autre de l’acier canadien ou des produits d’acier canadien. Il restera en vigueur pendant une durée maximale d’un an ou jusqu’à épuisement des fonds. Le gouvernement Carney a indiqué qu’il me
Le gouvernement fédéral compte diviser par deux le coût du transport de l’acier

Steven MacKinnon, ministre fédéral des transports, a annoncé hier le lancement d’un nouveau programme de soutien au secteur de l’acier.
Doté de 100 millions $, ce programme remboursera la moitié des frais de transport ferroviaire ou maritime aux entreprises qui expédient d’une province à l’autre de l’acier canadien ou des produits d’acier canadien.
- Il restera en vigueur pendant une durée maximale d’un an ou jusqu’à épuisement des fonds.
Le gouvernement Carney a indiqué qu’il mettrait également en place des mesures de soutien pour le secteur forestier.
[L'article Le gouvernement fédéral compte diviser par deux le coût du transport de l’acier a d'abord été publié dans InfoBref.]
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Le gouvernement fédéral impose une surtaxe à l’importation de certains meubles en bois
Les fabricants de nombreux pays verront désormais certains types d’armoires et de meubles-lavabos en bois soumis à un droit de douane de 25% lorsqu’ils les vendent au Canada. François-Philippe Champagne, ministre fédéral des finances, a présenté cette mesure comme un «droit de sauvegarde provisoire». Elle s’appliquera pour un maximum de 200 jours, pendant que le Tribunal canadien du commerce extérieur enquête sur des suspicions de dumping de la part de certains pays. La surtaxe n
Le gouvernement fédéral impose une surtaxe à l’importation de certains meubles en bois
Les fabricants de nombreux pays verront désormais certains types d’armoires et de meubles-lavabos en bois soumis à un droit de douane de 25% lorsqu’ils les vendent au Canada.
François-Philippe Champagne, ministre fédéral des finances, a présenté cette mesure comme un «droit de sauvegarde provisoire».
Elle s’appliquera pour un maximum de 200 jours, pendant que le Tribunal canadien du commerce extérieur enquête sur des suspicions de dumping de la part de certains pays.
La surtaxe ne touche pas les meubles fabriqués aux États-Unis, au Mexique, en Israël, au Chili ni «dans les pays en développement».
[L'article Le gouvernement fédéral impose une surtaxe à l’importation de certains meubles en bois a d'abord été publié dans InfoBref.]
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ByteDance mise son avenir sur l’intelligence artificielle
ByteDance ne veut plus être seulement l’entreprise derrière TikTok. Le géant chinois investit massivement pour devenir une plateforme incontournable de l’intelligence artificielle, capable de rivaliser avec Alibaba, Tencent, Baidu, Google et Meta. Cette transformation repose sur une stratégie ambitieuse qui englobe les robots conversationnels, les modèles de fondation, la génération vidéo, l’infonuagique, les centres de […]
ByteDance mise son avenir sur l’intelligence artificielle
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Satya Nadella met les entreprises en garde contre la dépendance à une seule IA
Les entreprises qui confient leurs données, leurs méthodes de travail et leur mémoire à un seul fournisseur d’intelligence artificielle pourraient finir par perdre le contrôle de ce qui les distingue. C’est l’avertissement lancé par Satya Nadella, PDG de Microsoft, lors d’une entrevue diffusée le 26 juillet à l’émission Fareed Zakaria GPS sur CNN. La déclaration […]
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Tim Cook prépare son départ, John Ternus esquisse l’avenir d’Apple TV
La première de la quatrième saison de Ted Lasso a pris des airs de passage de témoin chez Apple. Sur le tapis rouge, Tim Cook est apparu aux côtés de John Ternus, l’actuel responsable de l’ingénierie matérielle qui lui succédera officiellement à la tête de l’entreprise le 1er septembre 2026. Les deux dirigeants portaient presque […]
Tim Cook prépare son départ, John Ternus esquisse l’avenir d’Apple TV
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Dans les algorithmes
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Le tournant agentique… des machines à défaillances
L’ère post-chatbots s’annonce, explique la journaliste Lila Shroff pour The Atlantic. L’IA ne fait plus que répondre aux questions. Elle programme, elle agit. Et le « tournant agentique » formalise ces progrès, explique Eryk Salvaggio pour Tech Policy Press. Le tournant agentique désigne des systèmes qui génèrent du code et s’adaptent de manière autonome. Les systèmes d’IA produisent désormais du code et vérifient l’efficacité de cette production en la corrigeant jusqu’à ce qu’elle fonctionne. M
Le tournant agentique… des machines à défaillances
L’ère post-chatbots s’annonce, explique la journaliste Lila Shroff pour The Atlantic. L’IA ne fait plus que répondre aux questions. Elle programme, elle agit. Et le « tournant agentique » formalise ces progrès, explique Eryk Salvaggio pour Tech Policy Press. Le tournant agentique désigne des systèmes qui génèrent du code et s’adaptent de manière autonome. Les systèmes d’IA produisent désormais du code et vérifient l’efficacité de cette production en la corrigeant jusqu’à ce qu’elle fonctionne. Mais si ces évolutions améliorent l’expérience utilisateur des LLM, est-ce que cela suffit pour « justifier » du déploiement de l’IA, interroge pertinemment Salvaggio. Est-ce que le fait que leurs productions s’améliorent suffit pour justifier de l’utilité de cette technologie ?
Nous ne sommes plus exactement dans le cadre des perroquets stochastiques définis par l’article fondateur de 2021, d’Emily M. Bender, Timnit Gebru, Angelina McMillan-Major et Margaret Mitchell, même si ce cadre reste pertinent – voir notre article, « la gauche minimise-t-elle le pouvoir de l’IA ? ». « Les systèmes agentiques empilent ces perroquets » pour produire des formes « d’essaims stochastiques ». Des systèmes qui s’auto-alignent sur ce qu’ils doivent produire, tout en demeurant fondamentalement incapables de rendre des comptes. La question centrale de l’article de Bender et alii demeure toujours pertinente, estime Salvaggio : « Les modèles de langage peuvent-ils être trop volumineux ? »
La prolifération des modèles ne fait qu’amplifier les problèmes de biais, d’attribution erronée de la pensée et d’inefficacité. Distinguer la critique systémique de l’évaluation des modèles n’est pas céder à la surenchère : cela signifie se concentrer sur les avantages et les inconvénients collectifs plutôt que sur les usages individuels. On peut parler de ce que les modèles ne peuvent ou ne devraient pas faire sans pour autant nier leurs capacités, estime Salvaggio.
L’IA agentique s’apprête à débarquer et ses effets vont être nombreux, estime l’artiste-chercheur. D’abord, il promet la production de logiciels bâclés (slopware, contraction de slop qu’on peut traduire par soupe ou de bouillie et de ware qui désigne les composants – voir notre article sur le slop), produits plus rapidement, mais qu’il va être difficile à évaluer. Distribution accélérée qui risque de créer des situations comparables à un espace aérien non réglementé, où une multitude de décisions individuelles et déconnectées engendrent le chaos. Le code peut sembler fonctionner dans des circonstances particulières grâce à toutes sortes de bidouillages qui masquent des erreurs sous-jacentes. « Contrairement aux logiciels malveillants, le logiciel bâclé n’est pas intentionnellement perturbateur ; il perturbe par négligence : c’est la variable codée en dur qui permet à un homme célibataire de gérer correctement son budget, mais qui entraîne des frais de découvert lorsqu’il est utilisé par une mère célibataire. La conception de logiciels exige une grande finesse dans le choix des valeurs et priorités qu’ils intègrent, ainsi que dans la manière dont ils déforment, ignorent ou présentent de façon erronée les données qu’ils traitent. Le suivi de ce processus requiert des connaissances techniques. » C’est cela qui pourrait disparaître dans les logiciels de demain.
Ensuite, l’IA agentique promet l’accumulation des défaillances techniques. Malgré une perception accrue de fiabilité, les modèles de langage ne peuvent jamais être des machines à dire la vérité. Les soi-disant hallucinations sont mathématiquement impossibles à éliminer, et par conséquent, la perception d’une fiabilité accrue augmente le risque de surestimer la pertinence d’un modèle de langage pour une tâche donnée. Alors qu’un modèle de langage produit des textes ou autres médias persuasifs et potentiellement faux, un système agentiel produit un « code convaincant ». Ce code est produit de manière plus difficile à interrompre, à tracer ou à auditer qu’une simple sortie de modèle. « Il est impossible de documenter de manière fiable le processus de pensée d’un code créé sans réflexion » ; par conséquent, le code doit être considéré comme non fiable jusqu’à ce qu’il soit vérifié. On pourrait ajouter ici, le risque d’une sécurité infrastructurelle, comme l’évoquait Bruce Schneier.
Conséquence du risque précédent, un autre risque repose sur l’accumulation des défaillances de responsabilité. Les erreurs dans un système agentiel s’accumulent de manière invisible jusqu’à ce qu’un élément vienne briser la façade. Dans les systèmes sensibles, ce dysfonctionnement peut nuire aux personnes. On encourage le gouvernement à utiliser ces systèmes pour des tâches telles que l’automatisation des décisions relatives aux prestations sociales, l’analyse des contrats et le contrôle réglementaire – des domaines où des défaillances en cascade peuvent avoir de graves conséquences humaines. « L’objectif du gouvernement ne devrait pourtant pas être de gagner du temps en reportant la charge de travail sur un retraité qui se voit refuser indûment ses prestations ».
Enfin, l’empilement des systèmes agentiques pousse à la montée en puissance du solutionnisme. Salvaggio rappelle pourtant que tous les problèmes ne se résument pas à des problèmes de programmation. L’accès à la génération de code nous pousse à résoudre les défis politiques par de nouvelles lignes de code et à nous concentrer sur les problèmes compréhensibles par les machines, au risque d’exacerber des formes de déshumanisation. Les cas particuliers, parfois flous, ne sont plus les subtilités du tissu social, mais une nuisance technique. Aucune simulation d’une communauté capable de résoudre ses problèmes n’est possible : le désordre est une étape nécessaire à la construction du sens et au fonctionnement de la démocratie.
Enfin, ces systèmes risquent d’accroître l’extraction et le gaspillage des ressources à grande échelle. Les systèmes multi-agents fonctionnent en boucle, consommant bien plus de ressources que les logiciels conçus de manière plus ciblée. Lorsqu’un débutant réécrit une seule ligne de code avec un système multi-agents, « il n’utilise pas un seul modèle : il active l’ensemble du système ». Cette mise à l’échelle optimise la production individuelle : plus, plus vite, sans tenir compte de l’efficacité du code ni de ses effets. Il ne s’agit pas seulement d’un coût environnemental. « Cela dégrade le patrimoine informationnel commun et crée des problèmes pour tous ceux qui, en aval, dépendent de ce code. Les essaims multi-agents augmentent la puissance de calcul individuelle tout en comprimant de vastes réseaux de travail et d’extraction de ressources dans une seule fenêtre d’exécution. »
Pour Salvaggio, d’autres problèmes encore posent questions avec le passage à l’IA agentique, notamment le pouvoir politique que ces outils vont donner à l’industrie de l’IA, l’extension de la surveillance, le renforcement et l’invisibilisation des biais… Reste qu’énumérer les défaillances à venir ne suffit pas à contrer l’expansion des machines. Se moquer des piètres résultats de ces systèmes semble n’avoir aucun impact sur leur déploiement estime Salvaggio. Pour lui, il nous faut ouvrir un débat sur l’utilité et ses limites. « Que signifie l’utilité ? Pour qui et dans quelles conditions ? » Qui bénéficie des systèmes et qui en pâtit ? « Quelles décisions sont discrètement soustraites au débat public et confiées à des systèmes automatisés contrôlés par des entreprises, des gouvernements et d’autres institutions ? Le fait que l’on utilise des modèles de langage ne rend pas les critiques à leur égard superflues ; au contraire, elles les rendent urgentes. »
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Le tournant agentique… des machines à défaillances
L’ère post-chatbots s’annonce, explique la journaliste Lila Shroff pour The Atlantic. L’IA ne fait plus que répondre aux questions. Elle programme, elle agit. Et le « tournant agentique » formalise ces progrès, explique Eryk Salvaggio pour Tech Policy Press. Le tournant agentique désigne des systèmes qui génèrent du code et s’adaptent de manière autonome. Les systèmes d’IA produisent désormais du code et vérifient l’efficacité de cette production en la corrigeant jusqu’à ce qu’elle fonctionne. M
Le tournant agentique… des machines à défaillances
L’ère post-chatbots s’annonce, explique la journaliste Lila Shroff pour The Atlantic. L’IA ne fait plus que répondre aux questions. Elle programme, elle agit. Et le « tournant agentique » formalise ces progrès, explique Eryk Salvaggio pour Tech Policy Press. Le tournant agentique désigne des systèmes qui génèrent du code et s’adaptent de manière autonome. Les systèmes d’IA produisent désormais du code et vérifient l’efficacité de cette production en la corrigeant jusqu’à ce qu’elle fonctionne. Mais si ces évolutions améliorent l’expérience utilisateur des LLM, est-ce que cela suffit pour « justifier » du déploiement de l’IA, interroge pertinemment Salvaggio. Est-ce que le fait que leurs productions s’améliorent suffit pour justifier de l’utilité de cette technologie ?
Nous ne sommes plus exactement dans le cadre des perroquets stochastiques définis par l’article fondateur de 2021, d’Emily M. Bender, Timnit Gebru, Angelina McMillan-Major et Margaret Mitchell, même si ce cadre reste pertinent – voir notre article, « la gauche minimise-t-elle le pouvoir de l’IA ? ». « Les systèmes agentiques empilent ces perroquets » pour produire des formes « d’essaims stochastiques ». Des systèmes qui s’auto-alignent sur ce qu’ils doivent produire, tout en demeurant fondamentalement incapables de rendre des comptes. La question centrale de l’article de Bender et alii demeure toujours pertinente, estime Salvaggio : « Les modèles de langage peuvent-ils être trop volumineux ? »
La prolifération des modèles ne fait qu’amplifier les problèmes de biais, d’attribution erronée de la pensée et d’inefficacité. Distinguer la critique systémique de l’évaluation des modèles n’est pas céder à la surenchère : cela signifie se concentrer sur les avantages et les inconvénients collectifs plutôt que sur les usages individuels. On peut parler de ce que les modèles ne peuvent ou ne devraient pas faire sans pour autant nier leurs capacités, estime Salvaggio.
L’IA agentique s’apprête à débarquer et ses effets vont être nombreux, estime l’artiste-chercheur. D’abord, il promet la production de logiciels bâclés (slopware, contraction de slop qu’on peut traduire par soupe ou de bouillie et de ware qui désigne les composants – voir notre article sur le slop), produits plus rapidement, mais qu’il va être difficile à évaluer. Distribution accélérée qui risque de créer des situations comparables à un espace aérien non réglementé, où une multitude de décisions individuelles et déconnectées engendrent le chaos. Le code peut sembler fonctionner dans des circonstances particulières grâce à toutes sortes de bidouillages qui masquent des erreurs sous-jacentes. « Contrairement aux logiciels malveillants, le logiciel bâclé n’est pas intentionnellement perturbateur ; il perturbe par négligence : c’est la variable codée en dur qui permet à un homme célibataire de gérer correctement son budget, mais qui entraîne des frais de découvert lorsqu’il est utilisé par une mère célibataire. La conception de logiciels exige une grande finesse dans le choix des valeurs et priorités qu’ils intègrent, ainsi que dans la manière dont ils déforment, ignorent ou présentent de façon erronée les données qu’ils traitent. Le suivi de ce processus requiert des connaissances techniques. » C’est cela qui pourrait disparaître dans les logiciels de demain.
Ensuite, l’IA agentique promet l’accumulation des défaillances techniques. Malgré une perception accrue de fiabilité, les modèles de langage ne peuvent jamais être des machines à dire la vérité. Les soi-disant hallucinations sont mathématiquement impossibles à éliminer, et par conséquent, la perception d’une fiabilité accrue augmente le risque de surestimer la pertinence d’un modèle de langage pour une tâche donnée. Alors qu’un modèle de langage produit des textes ou autres médias persuasifs et potentiellement faux, un système agentiel produit un « code convaincant ». Ce code est produit de manière plus difficile à interrompre, à tracer ou à auditer qu’une simple sortie de modèle. « Il est impossible de documenter de manière fiable le processus de pensée d’un code créé sans réflexion » ; par conséquent, le code doit être considéré comme non fiable jusqu’à ce qu’il soit vérifié. On pourrait ajouter ici, le risque d’une sécurité infrastructurelle, comme l’évoquait Bruce Schneier.
Conséquence du risque précédent, un autre risque repose sur l’accumulation des défaillances de responsabilité. Les erreurs dans un système agentiel s’accumulent de manière invisible jusqu’à ce qu’un élément vienne briser la façade. Dans les systèmes sensibles, ce dysfonctionnement peut nuire aux personnes. On encourage le gouvernement à utiliser ces systèmes pour des tâches telles que l’automatisation des décisions relatives aux prestations sociales, l’analyse des contrats et le contrôle réglementaire – des domaines où des défaillances en cascade peuvent avoir de graves conséquences humaines. « L’objectif du gouvernement ne devrait pourtant pas être de gagner du temps en reportant la charge de travail sur un retraité qui se voit refuser indûment ses prestations ».
Enfin, l’empilement des systèmes agentiques pousse à la montée en puissance du solutionnisme. Salvaggio rappelle pourtant que tous les problèmes ne se résument pas à des problèmes de programmation. L’accès à la génération de code nous pousse à résoudre les défis politiques par de nouvelles lignes de code et à nous concentrer sur les problèmes compréhensibles par les machines, au risque d’exacerber des formes de déshumanisation. Les cas particuliers, parfois flous, ne sont plus les subtilités du tissu social, mais une nuisance technique. Aucune simulation d’une communauté capable de résoudre ses problèmes n’est possible : le désordre est une étape nécessaire à la construction du sens et au fonctionnement de la démocratie.
Enfin, ces systèmes risquent d’accroître l’extraction et le gaspillage des ressources à grande échelle. Les systèmes multi-agents fonctionnent en boucle, consommant bien plus de ressources que les logiciels conçus de manière plus ciblée. Lorsqu’un débutant réécrit une seule ligne de code avec un système multi-agents, « il n’utilise pas un seul modèle : il active l’ensemble du système ». Cette mise à l’échelle optimise la production individuelle : plus, plus vite, sans tenir compte de l’efficacité du code ni de ses effets. Il ne s’agit pas seulement d’un coût environnemental. « Cela dégrade le patrimoine informationnel commun et crée des problèmes pour tous ceux qui, en aval, dépendent de ce code. Les essaims multi-agents augmentent la puissance de calcul individuelle tout en comprimant de vastes réseaux de travail et d’extraction de ressources dans une seule fenêtre d’exécution. »
Pour Salvaggio, d’autres problèmes encore posent questions avec le passage à l’IA agentique, notamment le pouvoir politique que ces outils vont donner à l’industrie de l’IA, l’extension de la surveillance, le renforcement et l’invisibilisation des biais… Reste qu’énumérer les défaillances à venir ne suffit pas à contrer l’expansion des machines. Se moquer des piètres résultats de ces systèmes semble n’avoir aucun impact sur leur déploiement estime Salvaggio. Pour lui, il nous faut ouvrir un débat sur l’utilité et ses limites. « Que signifie l’utilité ? Pour qui et dans quelles conditions ? » Qui bénéficie des systèmes et qui en pâtit ? « Quelles décisions sont discrètement soustraites au débat public et confiées à des systèmes automatisés contrôlés par des entreprises, des gouvernements et d’autres institutions ? Le fait que l’on utilise des modèles de langage ne rend pas les critiques à leur égard superflues ; au contraire, elles les rendent urgentes. »