Les États-Unis sont-ils toujours «aux commandes» du Venezuela?

Plus de 7 mois après la capture par Washington de Nicolas Maduro, l’ancien président vénézuélien, le pays d’Amérique du sud s’est transformé «en État vassal» des États-Unis, dit à InfoBref Joseph Bouchard, journaliste et chercheur québécois sur la politique de l’Amérique du Sud.
Le gouvernement Trump, et en particulier le ministre des affaires étrangères Marco Rubio et son entourage, seraient devenus «les véritables dirigeants du Venezuela», explique le doctorant en science politique à l’Université de Virginie.
Delcy Rodríguez, présidente par intérim du Venezuela, jouerait quant à elle «un rôle de protectrice coloniale», soutient Joseph Bouchard.
En janvier, à la suite de la capture du président Maduro, un gouvernement intérimaire, soutenu par les États-Unis, est arrivé au pouvoir.
Donald Trump avait répété plusieurs fois en début d’année que le gouvernement américain était «aux commandes» du Venezuela.
«Des responsables de haut et de moyen niveau de l’administration Trump se rendent chaque semaine au Venezuela pour s’assurer que tout demeure sous contrôle», indique Joseph Bouchard.
- Doug Burgum, ministre de l’intérieur, qui gère les terres fédérales américaines, et chef du Conseil national pour l’énergie, y était la semaine dernière, note-t-il.
- Des membres de la Marine américaine et des agents de la CIA y demeurent en permanence.
«Les élections sont volontairement reportées afin de maintenir ces arrangements en place», croit Joseph Bouchard.
«Tant qu’aucun des grands partis vénézuéliens ne sera mécontent de cette configuration du pouvoir, l’autocratie de Delcy Rodriguez, et des États-Unis, se poursuivra.»
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