Québec 2026 : la CAQ refuse de taxer l’essence bas-laurentienne

Christine Fréchette ferme la porte à l’imposition d’une taxe sur l’essence au Bas-Saint-Laurent pour financer le transport collectif, malgré les pressions exercées depuis plusieurs mois par des élus municipaux de la région.
De passage vendredi (28 août) à Rimouski, la cheffe de la Coalition avenir Québec a maintenu la position adoptée par le gouvernement de son prédécesseur, François Legault.
« Je reconnais que le transport collectif doit être soutenu davantage dans toutes les régions. L’imposition d’une nouvelle taxe n’est pas dans nos orientations », a-t-elle indiqué.
Christine Fréchette rappelle avoir aboli le prix plancher de l’essence lorsqu’elle était ministre de l’Économie et de l’Énergie. Elle assure toutefois que son parti cherche d’autres moyens d’augmenter le financement du transport collectif en région.
« Pour ce qui est du transport collectif, il va falloir trouver des mesures pour rehausser l’appui financier. Nous évaluons différentes options », a-t-elle précisé, ajoutant que les propositions de la CAQ seront présentées au cours de la campagne électorale.
Au Bas-Saint-Laurent, plusieurs élus municipaux réclament le droit d’ajouter deux cents au litre d’essence pour financer la future Régie de transport du Bas-Saint-Laurent.
Le gouvernement Legault avait refusé cette demande et avait plutôt proposé une taxe sur l’immatriculation des véhicules. Les discussions n’ont pas permis d’en arriver à une entente et la mise en place du réseau a été repoussée.
Étude pour relancer le débat
Or, une étude commandée en 2025 par le Collectif régional de développement du Bas-Saint-Laurent a relancé le débat.
Réalisée par la firme AppÉco, l’analyse compare la taxe sur l’essence et la taxe sur l’immatriculation en fonction de l’objectif de la Régie, qui souhaite recueillir environ 5,3 M$ par année pour financer ses activités.
Selon l’étude, une taxe sur l’essence représenterait une dépense moyenne de 39 $ par ménage par année. Avec une taxe sur l’immatriculation, la facture grimperait plutôt à près de 80 $.

La taxe sur l’immatriculation rapporterait aussi moins d’argent, entre autres parce que les automobilistes de Rimouski ne seraient pas touchés dans le scénario actuellement envisagé.
Christine Fréchette ne compte toutefois pas permettre au Bas-Saint-Laurent d’aller de l’avant avec sa propre taxe sur l’essence.
« Si on imposait une taxe, il faudrait le faire à la grandeur du Québec. Je suis consciente qu’il y a des enjeux de ce côté ici », a-t-elle ajouté.
Avec l’aide d’Annie Levasseur































































