The Man on a Mission to Build India’s Most Livable City

© Priyadarshini Ravichandran for The New York Times


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Ukraine is testing a new electronic-warfare solution to protect heavy bomber drones and unmanned ground vehicles (UGVs) from cheaper FPV drones. The project has reached field testing, with several prototypes sent to military units, RBC-Ukraine reports.
Ukraine's war has become a laboratory for the economics of unmanned combat, where a mass-produced quadcopter can take down platforms that cost dozens of times more, forcing both volunteer foundations and defense firms to look for asymmetric answers on the electronic side of the front.
The gap runs more than 60-to-1. Liuba Shypovych, head of the Dignitas foundation, told RBC-Ukraine that a heavy bomber can cost around $20,000, while an FPV drone capable of damaging or destroying it can cost about $300. Shypovych said the bombers are particularly vulnerable because they are relatively slow and less maneuverable than smaller FPVs, and that shootdowns are becoming increasingly frequent.
Yet Ukraine cannot simply stop using the larger drones. According to Shypovych, they are used to deliver water, food, and ammunition to positions that are difficult or impossible to reach by ground. The military therefore approached Dignitas with a request to protect the platforms, and the team is working on the task together with the company Aura.
Equipping a heavy bomber with electronic warfare creates an unusual technical problem. The bomber needs a communications link with its operator, but the same EW system designed to disrupt an incoming enemy FPV could also interfere with that control channel. The problem extends to UGVs, including platforms used to evacuate wounded soldiers. Shypovych said the goal is to develop EW that can counter hostile drones without cutting the Ukrainian platform's own communications.
Dignitas and Aura are testing the systems at training grounds and have already sent several samples to military units. Shypovych expects the solution to be ready in roughly two months.
The effort comes as Ukraine rapidly expands its use of unmanned ground systems. Kyiv has set a target to contract at least 50,000 UGVs, with robots already taking on logistics and evacuation tasks in high-risk zones. Ukrainian forces have already received 1,028 UGVs through the DOT-Chain Defense marketplace, with the systems handling logistics, evacuation, mine-laying, and combat. Ukrainian Vampire bombers have also been upgraded to shrug off Russian jamming and even hunt the jammers themselves.


© Chang W. Lee/The New York Times



Lausanne, 18 juillet 2026, 20h40
C’est clairement moins pratique de tenir en équilibre sur ses genoux un plateau et un cahier qu’un ordinateur portable. Mais bon : le soir après le souper, cuisine rangée, sur le canapé du balcon avec Juju qui dort à côté, ça commence à prendre la forme d’une petite habitude sympathique, en tous cas maintenant que la chaleur est redevenue supportable.
Un point central de l’approche systémique stratégique de l’École de Palo Alto à laquelle je me forme depuis plusieurs années maintenant à l’IGB, c’est la notion que ce qui entretient un problème qui résiste à nos tentatives de le résoudre, c’est justement ce que l’on fait, généralement sans nous en rendre compte, pour essayer de trouver la solution qui le fera s’en aller : ce qu’on appelle, dans notre vocabulaire, nos “tentatives de solution.” Le problème, en fait, c’est la solution. On va donc s’évertuer (l’idée est simple mais c’est très loin d’être facile) à mettre un terme à ces bonnes intentions (mais oui ! on cherche une solution ! on essaie !) qui pavent l’enfer du problème dans lequel on s’enfonce.
Lors de mes deux jours de formation à Paris sur le thème de l’épuisement (généralement) professionnel — une famille de problèmes couramment appelés “burnout” — j’ai compris avec une très grande clarté que nos tentatives de solution sont là parce que jusqu’ici, ou dans d’autres circonstances, elles sont ce qui fonctionne pour nous. Les problèmes, c’est donc les situations où notre façon habituelle de faire face aux difficultés et aléas de la vie ne fonctionne pas. On pourrait dire qu’on a les problèmes qu’on mérite.
Peut-être que les problématiques d’épuisement l’illustrent particulièrement bien, ou alors c’est simplement parce qu’elles me touchent de près, mais là, j’ai l’impression que ce que j’avais compris et que je savais a maintenant été intégré. Le premier exemple est celui qui m’a le plus frappée — et l’effet miroir est évident. L’entrepreneur qui au bout de 10 ou 15 ans finit par se retrouver débordé par tous ses projets, qu’il lance les uns après les autres et mène avec succès. Faire toujours plus, développer de nouvelles idées, lancer des nouveaux projets et des collaborations : ça a très très bien marché pour lui pendant des années. Jusqu’à ce que ça ne marche plus. Effet de seuil, plus d’une bonne chose n’est pas toujours mieux, etc.
Depuis Paris, cette idée ne me quitte plus. Moi aussi, ça m’a longtemps réussi, d’avoir plein d’idées, de faire la locomotive, d’innover, de lancer des projets, d’apprendre de nouvelles choses, de connaître plein de monde, de faire ce que les autres ne font pas. Mais pas pour récupérer d’une commotion qui traînasse, bien sûr. C’est pas un scoop, et j’œuvre depuis longtemps à réduire la voilure.
Mais ça va plus loin. Qu’est-ce qu’il y a d’autre dans mon fonctionnement qui est une force, qu’est-ce que je fais qui me sert bien ou m’a bien servi, mais qui peut-être maintenant contribue à paver mon petit enfer ?
Un exemple sur lequel j’ai mis le doigt : je suis celle qui intervient. Quand je vois quelque chose qui ne va pas, je ne passe pas mon chemin. Je vais chercher la vendeuse pour l’informer que quelque chose a été renversé par terre. Je vais attraper le chat errant pour le castrer. Je vais appeler le service client s’il y a un problème avec leur produit. Je vais ouvrir l’espace coworking vu que personne d’autre ne s’y colle. Je pourrais continuer, la liste est longue.
Ce qu’il y a là-derrière est multicouches. Un bout de “si personne ne bouge, ça va rester comme ça, donc je vais me mouiller pour le bien commun.” Un bout de “j’aime pas quand c’est cassé ou que ça fonctionne pas comme ça devrait.” Un bout de “moi je suis cap’, pas forcément tout le monde, donc OK, je prends.” Un bout de “la vie en société c’est s’entraider et se rendre service.”
Mon challenge : intervenir moins, laisser passer plus. Même si ce n’est pas confortable.